La survie du gouvernement tchèque en jeu au cours de sa présidence de l'UE [FR]

Le Premier ministre Mirek Topolanek tente de conlure un accord avec l'opposition pour éviter que les conflits internes n'affectent négativement les efforts de la République tchèque lorsqu'elle sera à la tête de la présidence tournante de l'UE pendant la première moitié de 2009. Reportage d'EURACTIV République tchèque. 

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Le Premier ministre Mirek Topolanek tente de conlure un accord avec l’opposition pour éviter que les conflits internes n’affectent négativement les efforts de la République tchèque lorsqu’elle sera à la tête de la présidence tournante de l’UE pendant la première moitié de 2009. Reportage d’EURACTIV République tchèque. 

Alors qu’il ne reste que trois semaines avant que la République tchèque ne reprenne le flambeau de la France à la présidence de l’UE, il n’y a toujours pas d’accord de coalition en vue, alors que le leader de l’opposition Jiri Paroubek monte la mise, comme il est apparu ces derniers jours.

S’exprimant vendredi 12 décembre, M. Paroubek n’a pas exclu la possibilité que son parti social-démocrate (CSSD) organise un vote de défiance au parlement contre la coalition au pouvoir au cours de la présidence tchèque de l’UE. 

L’actuel gouvernement de coalition est dirigé par le parti démocratique civique (ODS) et implique également les chrétiens démocrates (KDU-CSL) et les verts (SZ). 
Nous sommes prêts à conclure un accord à condition que l’ODS et M. Topolanek nous montrent qu’il y a de la lumière au bout du tunnel, a déclaré M. Paroubek lors d’une réunion du CSSD, qui a débattu d’un accord qui prévoit qu’un gouvernement de coalition soit au pouvoir au cours de la présidence tchèque de l’UE. 

M. Paroubek a souligné qu’un tel accord ne couvrirait pas tous les domaines de la politique européenne et étrangère, et certainement pas les questions nationales. Toutefois, il a indiqué qu’il couvrirait la conclusion d’un accord sur la ratification du traité de Lisbonne par les deux Chambres du Parlement. 

La semaine dernière, l’ODS de M. Topolanek ont invité le Parlement à reporter le débat sur le traité, qui est maintenant prévu pour le 3 février. Mais à cette date, un vote positif sur la ratification n’est pas garanti (EURACTIV 10/12/08). 

Les socio-démocrates n’appuieraient pas les principaux projets de loi du gouvernement qui sont en contradiction avec leur propre programme, a indiqué M. Paroubek. Il a réitéré le fait que l’accord avec la coalition au pouvoir pendant la présidence tchèque de l’UE dépend de la ratification par les deux chambres du Parlement du traité de Lisbonne qui vise à réformer les institutions de l’UE.

M. Paroubek a également indiqué que Vladimir Špidla, ancien président du CSSD et actuel commissaire de l’UE, ne prolongerait pas son mandat à Bruxelles après 2009. Il regrette en outre que M. Špidla ait refusé de figurer sur la liste des candidats du CSSD pour les élections européennes, selon le quotidien Prague Monitor. 
Officiellement, le CSSD est opposé à tout compromis sur le système de radar américain et sur la ratification du traité de Lisbonne. 

Les conclusions du sommet des 11-12 décembre, qui ont surmonté d’importants obstacles tels que l’accord sur le changement climatique et la décision de tenir un second référendum sur le traité de Lisbonne, signifie que la République tchèque ne peut plus reporter la présentation du programme de sa présidence de l’UE. M. Topolanek devrait présenter le contenu le 22 décembre, a appris EURACTIV République tchèque.