Le commissaire au Budget prévoit des négociations "difficiles"

Tandis que Bruxelles s’apprête à rendre publiques ses propositions sur le budget pluriannuel de l’UE pour 2014-2020, Janusz Lewandowski critique l’attitude arrogante de certains pays de l’UE.

EURACTIV.fr
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Tandis que Bruxelles s’apprête à rendre publiques ses propositions sur le budget pluriannuel de l’UE pour 2014-2020, Janusz Lewandowski critique l’attitude arrogante de certains pays de l’UE.

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Bientôt la tempête. Le commissaire européen au budget, le Polonais Janusz Lewandowski, prédit « un moment difficile » pour l’exécutif européen, qui va devoir protéger bec et ongles son projet de budget pluriannuel pour la période 2014-2020.

« La Commission européenne a déjà préparé son avant-projet de budget (…) et déterminé la politique européenne [jusqu’en 2020]. Maintenant, le temps est venu de les défendre », a-t-il annoncé lors d’une conférence organisée par Demos-Europa, à Varsovie.

Gel du budget

Les plans de Bruxelles seront dévoilés le 29 juin, mais ils risquent de faire polémique. Tout récemment, certains pays ont mis en avant leurs propres intérêts , « de manière unidimensionnelle et très arrogante », a-t-il expliqué, faisant implicitement référence à des pays comme la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Finlande ou les Pays-Bas, qui ont réclamé en décembre le gel du budget de l’Union après 2013.

Les premiers ministres britannique et néerlandais ont même été plus loin en exigeant une limitation des crédits de 0,8% du PIB européen, contre un peu plus de 1% actuellement.

Xénophobie

Le commissaire Lewandowski explique cette réticence à contribuer au budget européen par le « contexte défavorable » aux négociations. Avec la crise de l’euro et la nécessité de faire des économies, nombreux sont les gouvernements « pris en otage par les réflexes xénophobes d’extrême-droite », entraînant le rejet de la monnaie unique et de la liberté de circulation au sein de l’espace Schengen.

Parmi ces pays, le responsable du budget de l’UE a évoqué l’Irlande, les Pays-Bas ou encore le Danemark qui présidera l’Union européenne à partir du 1er janvier 2012. 

Mais la voix de l’extrême droite devient également perceptible dans l’enceinte du Parlement européen où, depuis les dernières élections, ses partisans constituent « le groupe le plus véhément » et commencent à « imposer leurs lubies ».

Augmentation de 5%

Reste que les députés européens se sont massivement prononcés contre le gel du budget, mercredi 8 juin, en préconisant une augmentation de 5% sur l’ensemble de la période. L’enveloppe bénéficierait alors de 40 à 50 milliards d’euros supplémentaires, à répartir sur sept ans, en plus d’un budget global de 960 milliards d’euros. Une décision que le commissaire avait salué.