Le gallois pour débuter [FR]
Depuis aujourd’hui (9 juillet), les Gallois peuvent écrire à l’exécutif européen dans leur langue maternelle, à la suite de la signature d’un accord entre le gouvernement du Royaume-Uni et la Commission européenne.
Depuis aujourd’hui (9 juillet), les Gallois peuvent écrire à l’exécutif européen dans leur langue maternelle, à la suite de la signature d’un accord entre le gouvernement du Royaume-Uni et la Commission européenne.
L’accord, signé aujourd’hui par le représentant permanent du Royaume-Uni auprès de l’UE, Sir Kim Darroch, et des représentants de la Commission, permet aux citoyens d’écrire à l’exécutif de l’UE – et à recevoir une réponse – en langue galloise.
Il s’agit ici de mettre en place des mesures pratiques pour faire de l’UE un espace plus ouvert et accessible à ses citoyens, a déclaré Sir Kim selon Wales Online. Nous nous sommes engagés à adopter des engagements similaires avec les institutions de l’UE, a-t-il détaillé.
Les citoyens gallois communiqueront avec l’exécutif européen par le biais de traductions certifiées d’organismes désignés, a déclaré la Commission dans un communiqué, ajoutant que le but ici était de s’assurer que tous les citoyens peuvent communiquer avec les institutions européennes dans leur langue maternelle là où cela est possible.
Les services de traduction et d’interprétation des institutions de l’UE absorbent 1,1 milliard d’euros ou 1 % du budget européen chaque année, un montant qualifié par le commissaire au Multilinguisme Leonard Orban de « coût de la démocratie » (EURACTIV 12/11/09).
Comme pour les accords gallois, dès que ce sera possible, la Commission traduira les documents elle-même, mais elle pourrait faire suivre des lettres à la représentation permanente du Royaume-Uni auprès de l’UE pour transfert à l’organisme désigné pour la traduction, a expliqué l’exécutif européen.
Les coûts seront supportés par le gouvernement britannique, payables annuellement sur la base du nombre de pages traduites, a-t-il ajouté.
Des accords similaires sont en place avec l’Espagne pour ses langues régionales – basque, catalan, galicien – depuis 2005.
Applaudissant cette avancée comme étant un autre pas judicieux pour faire de l’UE un ensemble un peu plus accessible à un certain groupe de citoyens, le premier ministre du Pays de Galles Rhodri Morgan a déclaré que c’était une manière pratique pour l’UE de faire démonstration de la diversité culturelle de l’Europe et de permettre aux citoyens de choisir de correspondre en gallois si cela leur convient mieux.
La Commission européenne n’est pas la première institution européenne à permettre l’usage du gallois dans ses couloirs.
En novembre dernier, le gallois a été entendu et interprété au niveau européen pour la première fois lors d’une rencontre des ministres de la culture (EURACTIV 24/11/08).
Depuis lors, les Gallois ont pu écrire au Conseil européen, et recevoir des réponses, dans leur langue maternelle.