Le président tchèque accuse les leaders mondiaux d’aggraver la crise [FR]

La semaine dernière, le président tchèque, Václav Klaus, a reproché aux leaders mondiaux d’aggraver l’actuelle crise économique mondiale. Dans un article publié jeudi dernier (5 mars) dans le quotidien tchèque Mlada fronta Dnes (MfD), M. Klaus s’est plaint des mesures populistes prises par des responsables politiques pour gérer la crise bancaire. Reportage d’EURACTIV République tchèque.

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La semaine dernière, le président tchèque, Václav Klaus, a reproché aux leaders mondiaux d’aggraver l’actuelle crise économique mondiale. Dans un article publié jeudi dernier (5 mars) dans le quotidien tchèque Mlada fronta Dnes (MfD), M. Klaus s’est plaint des mesures populistes prises par des responsables politiques pour gérer la crise bancaire. Reportage d’EURACTIV République tchèque.

Les gouvernements ont instillé la méfiance par leur « pseudo-activités » et leurs tentatives imprudentes visant à démontrer leur empressement, leur bonne volonté et, en particulier, leur caractère indispensable, a écrit M. Klaus pour le MfD.

Le président tchèque a également rencontré la semaine dernière les eurodéputés eurosceptiques du groupe Indépendance/Démocratie (IND/DEM), afin de discuter du ralentissement de l’économie. Toutefois, la réunion s’est avant tout concentrée sur le traité de Lisbonne et les différents scénarios concernant l’intégration européenne, selon EURACTIV République tchèque. Parmi les participants figuraient Vladimír Železný, fondateur de Libertas.cz (un parti dérivé du parti anti-traité de Lisbonne de Declan Ganley, Libertas.eu). 

Les analystes de Prague considèrent le rassemblement informel comme le quid pro quo de M. Klaus aux eurodéputés eurosceptiques après que ces derniers ont fait l’éloge de son discours au Parlement européen en février (EURACTIV 20/02/09). Dans son discours controversé, qui a quelque peu indigné les membres de l’assemblée européenne, M. Klaus a émis des critiques à l’égard du traité de Lisbonne et a proposé des réformes des institutions européennes tout en critiquant le cours actuel de l’économie européenne. 

La présidence tchèque a vivement condamné les responsables politiques européens, en particulier français et allemand, pour la gravité de la crise actuelle, invoquant le fait qu’ils se font concurrence pour savoir qui injecte le plus d’argent possible dans le système. 

Un tel comportement est dans la lignée de leurs politiques populistes, a indiqué M. Klaus. M. Železný a salué le discours de M. Klaus. Selon son groupe, le discours de M. Klaus est le plus qualifié et il s’agit de la contribution la plus fondamentale aux critiques sur le développement dans l’UE les dernières années. 

Le groupe IN/DEM est formé de 22 eurodéputés (sur 785). Ils sont eurosceptiques, bien qu’ils préfèrent le qualificatif « euroréalistes », à l’instar du président M. Klaus.  

Il est possible que M. Klaus, en recevant le groupe IN/DEM, cherche à influencer indirectement les résultats des élections européennes en faveur des partis eurosceptiques, qui ont trouvé un environnement accueillant en République tchèque. 

Outre Libertas.cz, figurent également le parti des citoyens libres de Petr Mach et une nouvelle coalition de partis (dont les noms n’ont pas encore été révélés) fondée par une collègue proche de M. Železný, l’eurodéputée Jana Bobošíková. 

Mme Bobošíková, qui a fondé son propre parti politique, « Politika 21 », a l’intention de se présenter aux élections européennes de juin. Elle partage les positions anti-traité de Lisbonne des autres partis eurosceptiques.