Le Royaume-Uni conforte son choix du nucléaire

Alors que l’Allemagne et l’Italie se détournent du nucléaire, la Grande-Bretagne fait, elle, un pas supplémentaire dans cette direction.

EURACTIV.fr

Alors que l’Allemagne et l’Italie se détournent du nucléaire, la Grande-Bretagne fait, elle, un pas supplémentaire dans cette direction.

Les centrales nucléaires britanniques sont sûres. C’est ce qu’indique le rapport sur la sécurité des installations, rendu public le 11 octobre par le Bureau pour la régulation nucléaire (ONR).

« L’analyse de l’accident de Fukushima ne révèle aucune faiblesse fondamentale dans la sûreté du secteur nucléaire du Royaume-Uni, mais conclut que les leçons apprises peuvent rendre cette industrie encore plus sûre », a déclaré Mike Weightman, responsable de l’ONR et auteur du rapport.

« Stress tests » européens

A l’instar de ses voisins, la Grande-Bretagne a décidé de commander sa propre évaluation, menée en  parallèle des fameux « stress tests » demandés par l’Union européenne après l’accident de Fukushima.

L’étude de l’ONR met en avant 38 pistes de réflexion, liées à l’accident de Fukushima. Elle évoque entre autres les questions de la dépendance aux infrastructures extérieures et notamment à l’approvisionnement par le réseau électrique, les dispositifs d’intervention d’urgence, l’agencement des installations, les risques associés aux inondations et aux séismes…

Un nouveau rapport devrait être publié l’année prochaine, évaluant les progrès réalisés sur la mise en œuvre de ces conseils. Il intégrera également les recommandations de l’Union européenne, à la suite des « stress tests ».

Dix nouveaux réacteurs en 2050

Ce rapport valide la sécurité des installations du pays. Mais il permet surtout de légitimer le programme de relance nucléaire, voté en juillet dernier par le Parlement britannique.

Avec ses 19 réacteurs en activité, le nucléaire britannique fournit 20% de son approvisionnement total en énergie. Pour faire face à son parc vieillissant, le gouvernement souhaite construire au moins 10 réacteurs d’ici 2025, répartis sur cinq nouveaux sites. Il n’est pas nécessaire de changer les stratégies actuelles d’implantation de ces futures centrales, souligne par ailleurs ce rapport.

EDF Energy construira la première centrale, à Hinkley Point sur la côte sud-ouest de l’Angleterre. La succursale britannique d’EDF s’est déjà engagée à introduire les recommandations du rapport dans ses futurs plans.