Le succès de l’extrême droite britannique « ne durera pas » [FR]

Le succès électoral du Parti national britannique (BNP) d’extrême droite ne signifie pas un basculement majeur vers la droite de la politique britannique, selon l’ancien eurodéputé travailliste Richard Corbett, qui a perdu son siège au profit du BNP lors des élections européennes du week-end.

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Le succès électoral du Parti national britannique (BNP) d’extrême droite ne signifie pas un basculement majeur vers la droite de la politique britannique, selon l’ancien eurodéputé travailliste Richard Corbett, qui a perdu son siège au profit du BNP lors des élections européennes du week-end.

Terminant troisième derrière les conservateurs et le Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP) aux élections européennes, les piètres performances du parti travailliste viennent grever l’autorité du Premier ministre Gordon Brown.

L’un des éléments visibles des élections a été le bon résultat des partis de droite au Royaume-Uni. Dans la circonscription Yorkshire et Humber où M. Corbett a perdu son siège, le BNP d’extrême droite a célébré l’élection du tout premier eurodéputé du parti.

M. Corbett a noté que les votes en faveur du BNP n’ont en fait augmenté en termes absolus que de 1 % en raison du faible taux de participation. Cela donne plus de poids au vote BNP, dont les partisans ont été plus nombreux à se rendre aux urnes. En conséquence, le succès électoral du BNP doit plus à la baisse du vote travailliste qu’à une grosse montée du soutien au parti d’extrême droite, selon M. Corbett.

La défaite du Labour, et le succès des petits partis, a plus à voir avec le scandale récent des notes de frais parlementaires qu’avec les sujets européens, a encore déclaré M. Corbett. L’ancien eurodéputé a rapporté que le scandale des dépenses était le problème que les électeurs ont voulu mettre en avant, en remarquant l’intérêt était général pour ce scandale.

Il a regretté que cette question, qui bien que reliée à un tout autre parlement, ait détourné l’attention des problèmes européens en cette époque d’élections. C’était dans les journaux jour et nuit, a-t-il ajouté, suggérant que si la campagne s’était concentrée sur les questions européennes plutôt que nationales, le Labour aurait réalisé un bien meilleur score.

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