Les Français et les Tchèques ouvrent leurs portes aux travailleurs bulgares et roumains [FR]
La France et la République tchèque ont décidé d'ouvrir leurs frontières aux travailleurs bulgares et roumains. La France restreint cet accès aux secteurs déjà ouverts aux travailleurs des Etats membres ayant adhéré en 2004.
La France et la République tchèque ont décidé d’ouvrir leurs frontières aux travailleurs bulgares et roumains. La France restreint cet accès aux secteurs déjà ouverts aux travailleurs des Etats membres ayant adhéré en 2004.
Le 30 novembre 2006, le gouvernement français a décidé d’inclure les Bulgares et les Roumains dans un schéma pour l’emploi qui s’applique aux travailleurs en provenance de huit pays d’Europe centrale et orientale ayant adhéré à l’UE en 2004. Ce schéma est limité à quelques secteurs français qui manquent de main d’oeuvre comme le bâtiment, l’agriculture, le tourisme et la restauration, mais sera étendu par la suite à d’autres secteurs.
A l’occasion d’un déplacement à Bucarest, la ministre française aux affaires européennes, Catherine Colonna, a souligné que dans ce cadre, les travailleurs bulgares et roumains se rendant en France sans permis de travail seraient considérés comme des clandestins et sujets à expulsion. Elle a insisté : « Les règles ne changeront pas ».
Le ministre roumain aux affaires européennes, Anca Boagiu, a salué la décision française et en première réaction à cette déclaration, a ajouté : « La France montre à la Roumanie qu’elle est un partenaire solide ». Les deux gouvernements entretiennent des liens étroits, qui se sont traduits, entre autres, par la tenue les 28 et 29 septembre 2006 du premier sommet de la Francophonie dans un nouvel Etat membre de l’UE, à Bucarest.
Le gouvernement tchèque a également décidé, le 30 novembre 2006, de ne pas imposer de restrictions sur les Bulgares et les Roumains à la recherche d’un emploi en République tchèque. Le porte-parole de la représentation permanente tchèque à Bruxelles, Jan Vytopil, a déclaré : « La liberté de circulation des travailleurs est l’une des quatre libertés fondamentales, constitutive de l’appartenance à l’UE et nécessaire au bon fonctionnement du marché intérieur européen ». Il a ajouté : « A partir du 1er janvier 2007, les travailleurs de Bulgarie et de Roumanie pourront, sans restriction, postuler à un emploi sur le territoire tchèque. Ce n’est qu’en cas de menace sérieuse pour son marché du travail que la République tchèque envisagera de prendre des mesures de régulation ».