Les géants de l’informatique s’engagent à améliorer l’enseignement des TIC

Certaines des meilleures entreprises technologiques américaines ont promis d’aider les gouvernements européens à court d’argent à améliorer l’enseignement des technologies de l’information et de la communication (TIC). Cette décision s’inscrit au milieu d’une épreuve de force relative aux propositions de règles européennes sur la vie privée qui nuiraient à la croissance, selon des entreprises.

EURACTIV.fr
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Certaines des meilleures entreprises technologiques américaines ont promis d’aider les gouvernements européens à court d’argent à améliorer l’enseignement des technologies de l’information et de la communication (TIC). Cette décision s’inscrit au milieu d’une épreuve de force relative aux propositions de règles européennes sur la vie privée qui nuiraient à la croissance, selon des entreprises.

Des entreprises telles que Google, Hewlett-Packard (HP) et Microsoft se sont engagées à participer à l'amélioration de l'enseignement des TIC en Europe lors d'une conférence sur le numérique à Dublin jeudi (20 juin).

 

Cette annonce survient trois mois après que Neelie Kroes, la commissaire européenne en charge de la stratégie numérique, a lancé une grande coalition en faveur des compétences et des emplois dans le secteur du numérique et appelé à des partenariats des secteurs public et privé.

 

Google s'est engagé à aider 20 000 entrepreneurs en Europe d'ici 2013 grâce à des partenariats avec des centres regroupant de jeunes entreprises à Berlin, à Londres, à Paris et à Varsovie. Ces centres mettent des bureaux à disposition et offrent des conseils à de nouvelles entreprises.

 

Google, accusé par la Commission européenne jeudi (20 juin) de ne pas respecter les règles sur la protection des données, a également promis de faire passer le nombre de jeunes qui suivent des formations sur les compétences numériques de 32 000 à 100 000 d'ici la fin de l'année 2013.

 

Cibler les filles et les enfants défavorisées

 

La formation sera organisée en partenariat avec six établissements scolaires européens et sera destinée en particulier aux filles et aux enfants de minorités pauvres ou ethniques.

 

Google envisage également de lancer 25 cours en ligne (Massive Open Online) en collaboration avec des universités d'Europe. La formation abordera les mathématiques, l'informatique, l'entrepreneuriat, le marketing numérique et le droit.

 

Microsoft s'est quant à lui engagé à doubler le nombre d'apprentis et de stagiaires en Europe au cours des trois prochaines années. On dénombre actuellement 9 000 postes destinés à inciter les jeunes européens à travailler dans le domaine du numérique.

 

Dans le même temps, HP souhaite organiser des formations sur l'entrepreneuriat et la technologie pour un million d'étudiants et de professionnels d'ici la fin de l'année 2015 en faisant évoluer les programmes d'éducation.

 

Google mis à l'amende

 

Neelie Kroes a salué les contributions du secteur privé, mais ces promesses coïncident avec les critiques de la commissaire européenne en charge de la justice, Viviane Reding, quant aux politiques de Google sur la protection des données. Elle s'est fait l'écho des organismes nationaux de protection des données.

 

La commissaire Reding a publié un tweet indiquant que les évènements en France et en Espagne représentaient « encore une autre raison de ne pas perdre de temps dans la réforme sur la protection des données ». Elle a ajouté : « Le temps presse pour que Google prenne la protection des données au sérieux. »

 

La Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) en France a déclaré jeudi que Google avait violé la loi française et a accordé trois mois au géant de la recherche pour qu'il modifie ses politiques sur la vie privée. Le cas échéant, Google serait confronté à une amende pouvant aller jusqu'à 150 000 euros, selon Reuters.

 

L'Agence espagnole de protection des données (AEPD) imposerait à Google une amende oscillant entre 40 000 et 300 000 euros pour chacune des cinq violations de la loi. Elle a ajouté que l'entreprise n'avait pas clarifié sa manière d'utiliser les données, qu'elle créait une quantité « disproportionnée » de données et qu'elle les conservait pendant une période de temps « indéterminée ou injustifiée ».

 

Un porte-parole de Google a déclaré : « Notre politique sur la vie privée respecte la législation européenne et nous permet de créer des services plus simples et plus efficaces. Nous collaborons pleinement avec les autorités impliquées dans cette procédure et nous continuerons à aller de l'avant. »