Quatre pays européens mettent en garde contre les projets de la Russie pour l'Ossétie du Sud

Les quatre capitales ont publié une déclaration commune à l'occasion du 18e anniversaire de la guerre opposant la Russie à la Géorgie en 2008

EURACTIV.com
Une femme brandit un drapeau géorgien près du territoire occupé, le 8 août 2023 à Khurvaleti, en Géorgie. [Photo : Nicolo Vincenzo Malvestuto/Getty Images]

Vendredi, le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne et l’Italie ont réaffirmé leur soutien à l’intégrité territoriale de la Géorgie, avertissant que les dernières manœuvres de la Russie dans la région occupée de l’Ossétie du Sud suscitent des inquiétudes quant à une éventuelle annexion officielle.

Dans une déclaration commune marquant le 18e anniversaire de la guerre de 2008 entre la Russie et la Géorgie, les quatre pays ont condamné la présence militaire persistante de Moscou dans les régions séparatistes d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud et ont accusé le Kremlin de violer le droit international et l’accord de cessez-le-feu du 12 août 2008.

Cette déclaration intervient alors que les inquiétudes se ravivent quant à l’intégration politique et militaire croissante de l’Ossétie du Sud par la Russie. Les gouvernements ont mis en avant l’« Accord sur l’approfondissement de l’alliance et de la coopération » récemment signé entre Moscou et les autorités de facto de la région, affirmant qu’il porte encore davantage atteinte à la souveraineté de la Géorgie.

Ce texte intervient également peu après la nomination de Marat Kambolov, un administrateur fédéral russe entretenant des liens personnels avec Vladimir Poutine, au poste de nouveau « président » de la région séparatiste.

Les quatre pays ont exhorté la poignée d’États qui reconnaissent encore ces territoires comme indépendants à revenir sur leurs décisions. Outre la Russie et le Nicaragua, il s’agit notamment de la Syrie et du Venezuela, malgré les récents changements de pouvoir.

Le 30 juillet 2026, la République de Naoero (anciennement Nauru) a officiellement révoqué sa reconnaissance de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud en tant qu’États indépendants et a rompu toutes relations diplomatiques.

Londres, Paris, Berlin et Rome ont enfin réaffirmé leur soutien aux Discussions internationales de Genève, coprésidées par l’UE, l’OSCE et les Nations unies, les qualifiant de seul cadre existant pour résoudre le conflit.

Elles ont également salué le travail de la mission d’observation de l’UE en Géorgie, qui opère le long des lignes de démarcation administratives depuis 2008.

Des déclarations similaires en faveur de l’intégrité territoriale de la Géorgie ont également été publiées vendredi par les ministres des Affaires étrangères de la Lettonie, de la Lituanie et de l’Estonie.