Les négociations sur l’adhésion de la Turquie toujours au point mort

Dans son rapport de suivi, la Commission européenne a souligné l’absence d’avancées sur l’adhésion de la Turquie. Les relations avec Chypre, et l’évolution des droits fondamentaux restent les principaux points de blocage.

EURACTIV.fr

Dans son rapport de suivi, la Commission européenne a souligné l’absence d’avancées sur l’adhésion de la Turquie. Les relations avec Chypre, et l’évolution des droits fondamentaux restent les principaux points de blocage.

De nombreux obstacles s’opposent encore aujourd’hui à l’entrée de la Turquie dans l’UE, explique, sans surprise aucune, le rapport annuel de suivi sur l’élargissement présenté par la Commission européenne le 12 octobre. 

Le blocage de l’adhésion turque reste toujours principalement politique. La France, l’Allemagne et Chypre ne cachant toujours pas leur opposition à l’entrée d’Ankara au sein de l’Union.

Des blocages récurrents

A Bruxelles des inquiétudes subsistent également sur l’évolution des droits fondamentaux, et notamment la liberté de la presse dans le pays. La Commission appelle Ankara à faire des « efforts supplémentaires » .

Elle presse également la résolution des différends avec Chypre. Dernièrement, le ton est monté entre les deux pays sur la prospection gazière aux larges des côtes de l’île méditerranéenne. La Turquie a d’ailleurs menacé de geler ses relations avec la présidence chypriote de l’Union au premier semestre 2012.

« Un nouvel agenda positif dans les relations UE-Turquie doit être développé pour permettre une relation plus constructive, basée sur des avancées concrètes dans des domaines d’intérêts mutuels », suggère le texte.

La Serbie recommandée

Dans son rapport, la Commission recommande aux États d’accorder à la Serbie le statut d’État candidat. Elle espère par ailleurs que la signature du traité d’adhésion de la Croatie se déroulera en décembre.