Les partenaires sociaux européens réagissent au "non" français [FR]
Suite à la victoire du "non" lors du référendum français sur la Constitution, les différents "Acteurs européens" livrent chacun leur propre lecture de l'événement : alors que syndicats et ONG mettent l'accent sur le besoin de relancer le dialogue social au sein de l'Union, le secteur privé appelle à la mise en oeuvre de politiques plus ambitieuses en faveur de la croissance économique.
Suite à la victoire du « non » lors du référendum français sur la Constitution, les différents « Acteurs européens » livrent chacun leur propre lecture de l’événement : alors que syndicats et ONG mettent l’accent sur le besoin de relancer le dialogue social au sein de l’Union, le secteur privé appelle à la mise en oeuvre de politiques plus ambitieuses en faveur de la croissance économique.
Le rejet par la France du projet de traité constitutionnel a donné lieu à de nombreuses réactions émanant de la société civile européenne. Le grand écart entre les deux visions dominantes de l’Union européenne – marché unique servant de champ d’action aux entreprises, ou espace privilégié pour la préservation d’un modèle social offrant un niveau élevé de protection sociale aux travailleurs – apparaît plus marqué que jamais.
Là ou syndicats et ONG du secteur social plaident en faveur d’une meilleure prise en compte du besoin de protection et de solidarité exprimé par les citoyens français, le secteur privé souligne la nécessité de donner aux entreprises les moyens de lutter à armes égales dans la compétition économique internationale.
Le Comité économique et social européen a de son côté souligné que le résultat du référendum français montrait qu’il était plus que jamais nécessaire de mieux communiquer sur l’Europe, et de créer les conditions d’un véritable débat impliquant les organisations issues de la société civile.