Les programmes nationaux dominent les écrans de télévision européens

Deux tiers des programmes télévisés visionnés en Europe sont d’origine européenne, selon un rapport publié par la Commission européenne ce vendredi (24 septembre), en accord avec les règlementations de l’UE sur la promotion des contenus venant des pays d’origine.  

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Deux tiers des programmes télévisés visionnés en Europe sont d’origine européenne, selon un rapport publié par la Commission européenne ce vendredi (24 septembre), en accord avec les règlementations de l’UE sur la promotion des contenus venant des pays d’origine.

 

Les organismes de radiodiffusion télévisuelle consacrent une moyenne de 63% de leur temps d’antenne aux programmes conçus au sein de l’UE et 35% aux travaux indépendants réalisés par des producteurs européens, selon le rapport, qui couvre la période 2007-2008.

La Directive sur les Services de médias audiovisuels (AVMS), qui est entrée en vigueur en 2007, exige que les Etats membres s’assurent que plus de 50% de leur temps de programmation soit consacré aux réalisations européennes (voir "Background").

De plus, les diffuseurs doivent réserver 10% de leur temps de transmission – ou 10% de leur budget de programmation – pour des réalisations européennes créées par des producteurs indépendants.

Le temps de diffusion moyen pour les réalisations européennes au sein de l’UE était de 62,2% en 2007 et de 63,2% en 2008, selon le rapport, bien que le temps d’antenne varie grandement d’un Etat membre à l’autre.

En Pologne, par exemple, les réalisations européennes ont atteint un pourcentage massif de 85% de temps d’antenne en 2007 et 83,11% en 2008, tandis qu’à Chypre, les chiffres ne sont que de 27,9% et 30% respectivement.

Une étude similaire publiée par l’Observatoire européen de l’audiovisuel (OEA) en mars 2009 découvre que les fictions américaines dominent toujours de manière écrasante le paysage audiovisuel européen, mais que les productions européennes accroissent leurs parts de marchés (EURACTIV 26/03/09).

Alors que les programmations américaines étaient sur le déclin en Europe, les films et productions européennes accroissaient leur présence dans les programmations télévisuelles à travers le continent, d’après cette étude. Les chiffres de l’OEA datent de 2007.

Le rapport de la semaine passée montre que la part moyenne de réalisations indépendantes de producteurs diffusées à travers les Etats membres était de 35,3% en 2007 et de 34,1% en 2008.

De nouveau, les chiffres varient grandement d’un pays à l’autre, allant de 61,7% pour l’Allemagne en 2007 à un piètre chiffre de 10,9% en Slovénie, et de 62,3% en Allemagne pour 2008 en comparaison à 15,1% en Grèce.

Le Danemark a obtenu les résultats les plus impressionnants de tous, enregistrant des parts de près de 84% pour les deux années concernées, tandis que le Royaume Uni n’a atteint que la barre des 50% les deux fois.

Toutefois, l’exécutif européen a exhorté Chypre, la Slovénie et la Suède, dont les parts de réalisations européennes sur l’ensemble du temps de diffusion étaient particulièrement basses pour les deux années (27.9%/30%, 34.1%/44.6% et 45.1%/45.5%) à encourager leurs diffuseurs à montrer davantage de réalisations européennes, et à prêter une attention particulière aux petites chaînes spécialisées, qui ont des difficultés à atteindre les proportions requises.

Ces trois pays ont été les seuls Etats membres à ne pas dépasser le seuil de 50%.

Quant aux œuvres européennes récentes de producteurs indépendants, ce qui signifie d’après la Commission des réalisations diffusées dans les cinq ans suivant leur production, le temps de diffusion était supérieur, enregistrant des parts de 63% en 2007 et de 62,4% en 2008.

Les Etats membres doivent rendre des rapports sur la promotion des œuvres européennes concernant les services « sur demande » (les « vidéos sur demande » ainsi que les vidéos diffusées sur Internet) d’ici fin 2011, de manière à ce que celles-ci soient intégrées à temps pour le prochain rapport de la Commission, qui doit être publié en 2012.