Les ventes en ligne doubleront d’ici 2018
Les ventes en ligne en Europe seront multipliées par deux d’ici cinq ans pour atteindre 323 milliards d’euros.
Les ventes en ligne en Europe seront multipliées par deux d’ici cinq ans pour atteindre 323 milliards d’euros.
Dans une enquête réalisée auprès de 19 marchés européens et publiée par Reuters, Mintel prévoit que les ventes en ligne passent de 166 milliards d'euros à 188 milliards d'euros entre 2012 et 2013.
Selon l'institut de recherches, l'Allemagne, la France et la Grande-Bretagne resteraient de loin les plus grands marchés pour la vente au détail. L'Espagne, les Pays-Bas et la Pologne devraient toutefois se développer plus rapidement. Les Norvégiens et les Suédois dépensent quant à eux le plus par habitant.
« Il existe une division nord-sud dans le domaine du commerce en ligne européen », a indiqué John Mercer, un analyste du marché au détail en Europe pour Mintel. Selon lui, la France est en retard de cinq ans par rapport à la Grande-Bretagne et à l'Allemagne. L'Espagne, la Grèce, l'Italie et le Portugal sont encore plus à la traîne.
Mintel indique que le portail de ventes Amazon augmente son avance sur le continent. Ses parts de marché sont passées de 9,2 % à 9,8 % entre 2011 et 2012. Son concurrent le plus proche, l'allemand Otto, a vu ses parts diminuer de 3,9 à 3,3 % au cours de la même période.
Les Britanniques font leurs provisions en ligne
Amazon pourrait doubler ses parts de marché en Europe dans les trois ou quatre prochaines années, malgré une publicité négative dans plusieurs pays. En Grande-Bretagne, l'entreprise ne paie pas beaucoup d'impôts et des travailleurs allemands ont fait grève dans des centres de distribution.
M. Mercer a indiqué qu'Amazon enregistrait de bons résultats même si l'entreprise ne disposait que de cinq sites nationaux Internet en Europe : Allemagne, Espagne, France, Grande-Bretagne et l'Italie.
Les supermarchés alimentaires sont également bien représentés dans le top 10 européen. Tesco maintient sa part de marché à 2,3 %. Asda, propriété de Walmart, et Sainsbury, détiennent respectivement 1,1 % et 0,9 %. Cette situation illustre l'engouement pour l'achat de denrées alimentaires en Grande-Bretagne.