Menaces nucléaires de Vladimir Poutine : il faut se préparer à toute éventualité, selon Roberta Metsola
Suite à l’annonce par la Russie du déploiement d’armes nucléaires tactiques en Biélorussie, « nous devons être prêts à tout », a déclaré la présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, lors d’un entretien accordé à la chaîne de télévision roumaine Digi24.
Suite à l’annonce par la Russie du déploiement d’armes nucléaires tactiques en Biélorussie, « nous devons être prêts à tout », a déclaré la présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, lors d’un entretien accordé à la chaîne de télévision roumaine Digi24.
Mme Metsola, qui a pris la tête de l’assemblée de l’UE en janvier 2022, a également mis en garde contre les dangers que présentent les récits populistes de plus en plus présents à travers l’Europe avant les élections européennes prévues au printemps 2024. La responsable politique a appelé les partis traditionnels à ne pas ignorer les électeurs déçus et à travailler pour « contrer » ces récits.
Dans son entretien avec Digi24, Mme Metsola a notamment commenté le projet du président russe Vladimir Poutine de déployer des armes nucléaires sur le territoire de la Biélorussie voisine — les rapprochant ainsi du territoire de l’OTAN.
Il s’agit « fondamentalement d’une escalade après l’émission d’un mandat d’arrêt international par la Cour pénale internationale [à l’encontre de Vladimir Poutine], un message sans précédent et extrêmement fort », a-t-elle déclaré.
« Nous devons être prêts à toutes les éventualités, et c’est là que nous devons nous rendre compte que la guerre ne s’arrête pas, et nous continuerons à insister sur le fait que tant que la Russie ne se sera pas retirée de l’Ukraine, nous ne cesserons pas de riposter », a-t-elle ajouté.
Une autre préoccupation de Mme Metsola, en particulier à l’approche des élections européennes de l’année prochaine, est « le nombre toujours croissant d’électeurs qui se sentent privés de leurs droits, loin de chez eux ».
Or, selon la présidente du Parlement, « le pire que nous puissions faire est d’ignorer ces électeurs » happés par les « slogans populistes ».
« Si vous êtes en politique pour faire ce qui est juste, vous devez vous assurer que vous allez au-delà du slogan et que vous expliquez comment vous faites une différence dans la vie des gens, comment vous pouvez communiquer ce message, comment la politique est une force pour le bien », a-t-elle assumé.
Au sein du Parlement européen, malgré la montée des partis de droite et populistes, Mme Metsola a déclaré que « les majorités sont formées dans le centre constructif pro-européen » — une formation qui, selon elle, « permettrait de relever les défis de la migration, du climat, du numérique, et tout ce à quoi l’Union européenne devra faire face dans les prochaines années ».
Interrogée sur les spéculations des médias selon lesquelles elle pourrait être la candidate du Parti populaire européen (PPE) à la présidence de la Commission européenne, Mme Metsola n’a ni démenti ni confirmé :
« Pour moi, être présidente du Parlement n’est pas seulement un privilège et un honneur, mais aussi une énorme responsabilité. C’est un rôle que je prends très au sérieux et que je continuerai à assumer jusqu’à la fin de mon mandat. Après cela, je me présenterai pour mon siège à Malte ».
[Édité par Anne-Sophie Gayet]