OTAN : Joe Biden rappelle l’importance du flanc est aux « Neuf de Bucarest »
Le président américain Joe Biden et le secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg ont assuré mercredi à Varsovie aux dirigeants des Neuf de Bucarest que le renforcement du flanc est de l’OTAN figure parmi les priorités de l’Alliance.
Le président américain Joe Biden et le secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg ont assuré mercredi à Varsovie aux dirigeants des Neuf de Bucarest que le renforcement du flanc est de l’OTAN figure parmi les priorités de l’Alliance.
MM. Biden et Stoltenberg étaient invités au septième sommet des Neuf de Bucarest, mis en place en 2015 à l’initiative du président roumain Klaus Iohannis et du président polonais Andrzej Duda.
« Les Alliés de l’OTAN n’ont jamais été aussi unis », a souligné M. Stoltenberg lors du sommet, réitérant que l’Alliance « protégera et défendra chaque centimètre carré du territoire allié », conformément à l’article 5 de l’OTAN.
Il a également souligné le « schéma d’agression de la Russie depuis de nombreuses années », indiquant que « nous ne savons pas quand la guerre prendra fin, mais quand ce sera le cas, nous devrons veiller à ce que l’histoire ne se répète pas. »
M. Biden, pour sa part, a qualifié le flanc est de l’OTAN de « ligne de front de notre défense collective », car il « sait mieux que quiconque ce qui est en jeu dans ce conflit, non seulement pour l’Ukraine, mais aussi pour la liberté des démocraties en Europe et dans le monde entier. »
Les participants au sommet ont également adopté une déclaration commune, dans laquelle ils ont confirmé l’engagement conjoint en faveur de la dissuasion et de la défense. Ils ont également assuré que les alliés « se soutiendront mutuellement en cas de menace », selon le secrétaire d’État et chef du Bureau polonais de politique internationale, Marcin Przydacz, cité par la radio publique polonaise.
La présence de M. Biden au sommet des Neuf de Bucarest « constituait un acte politique des États-Unis témoignant de leur solidarité particulière avec les pays qui se sentent réellement menacés par la Russie », a déclaré à EURACTIV Pologne l’eurodéputé du parti d’opposition de la Plateforme civique (PO, PPE) Radosław Sikorski. L’ancien ministre des Affaires étrangères et de la Défense répondait en effet à une question sur l’importance du sommet de mercredi (22 février) pour la sécurité de la Pologne.
« C’était également un signal adressé à l’Europe occidentale pour qu’elle intensifie ses efforts », a-t-il poursuivi.
« Si les pays de l’OTAN d’Europe occidentale ne se sentent pas plus impliqués dans la défense du flanc est de l’Alliance, de nouvelles divisions entre la “vieille” et la “nouvelle” Europe pourraient apparaître, ce dont nous ne voulons pas.»
Parallèlement, la présidente slovaque Zuzana Čaputová a également participé au sommet, réitérant l’importance des États-Unis dans les capacités de défense européennes.
« Cette année nous a rendus encore plus forts et plus unis. Nous, les pays de l’aile orientale, sommes protégés comme jamais auparavant. Ensemble, nous avons passé le test de la solidarité et de l’humanitarisme en aidant l’Ukraine. La présence du président Joe Biden est la preuve que notre coopération transatlantique est plus forte que jamais », a-t-elle déclaré.
La visite de M. Biden à Kiev et son discours ultérieur à Varsovie ont constitué des témoignages sans précédent de soutien à l’Ukraine, alors même que les États-Unis continuent de jouer un rôle de premier plan dans l’aide à l’Ukraine.
Toutefois, le discours de M. Biden a démontré que sa présidence manque de vision et de force, selon l’ancien ministre slovaque des Finances Ivan Mikloš.
« Les paroles devraient être suivies de mesures concrètes, notamment en fournissant à l’Ukraine les armes nécessaires à la victoire, en particulier des chars, des avions de combat modernes et des missiles à longue portée, ce qui permettrait à l’Ukraine de gagner dès que possible et de repousser les Russes au-delà des frontières ukrainiennes reconnues au niveau international », a souligné M. Mikloš.