Qui sont les dix politiciens les plus dangereux d'Europe ?
Dans un article publié aujourd'hui (8 août), la revue allemande Spiegel présente les dix décideurs politiques les plus agressifs qui attisent les braises de la crise de l'euro.
Dans un article publié aujourd'hui (8 août), la revue allemande Spiegel présente les dix décideurs politiques les plus agressifs qui attisent les braises de la crise de l'euro.
De Silvio Berlusconi à Marine Le Pen, certains acteurs de la scène politique européenne « ont recours à un populisme de pacotille pour marquer l'actualité » et « simplifient à l'extrême la situation, tout en […] alimentant la crise de l'euro ».
Alexis Tsipras, le dirigeant du parti grec Syriza a reçu la palme de l'« homme le plus dangereux d'Europe » pour ses tentatives de pousser le gouvernement à abandonner les mesures d'austérité.
Sur cette liste se retrouve également Markus Söder, le ministre bavarois des finances, qui a déclaré cette semaine qu'Athènes devait devenir un exemple de la détermination de la zone euro et que la Grèce devrait quitter l'union monétaire d'ici la fin de l'année. Tout comme M. Söder, Timo Soini, un eurodéputé finlandais, souhaite mettre un terme aux aides allouées à la Grèce.
L'Italien Silvio Berlusconi et la Française Marine Le Pen, entre autres, font campagne pour le retour aux devises nationales. Le journal que détient M. Berlusconi, Il Giornale, a suscité la polémique la semaine dernière, lorsqu'il a mis en Une une photo d'Angela Merkel intitulée « Quatrième Reich ».
Geert Wilders est sur la liste
Mme Le Pen et Heinz-Christian Strache, le chef du Parti pour la liberté autrichien, sont notamment sur la liste en raison de leurs dangereuses hyperboles. Mme Le Pen a déclaré il y a peu que « la Commission européenne [était] sur le point de mettre la dernière pierre à la création de l'Union soviétique européenne ». M. Strache a quant à lui affirmé que le MES détruirait non seulement son pays, mais également la démocratie et la constitution autrichienne.
Nigel Farage, le leader du Parti pour l'indépendance du Royaume-Uni, est aussi sur cette liste. Il est notamment célèbre pour avoir affirmé que le président du Conseil, Herman Van Rompuy, avait le charisme d'un « chiffon humide ».
Qualifiant Geert Wilders, le chef du Parti néerlandais de la liberté de « modèle de référence pour de nombreux populistes », le Spiegel laisse entendre qu'il a adopté une approche anti-UE pour remonter dans les sondages.
Lors d'un coup médiatique l'an dernier, il a remis un billet de 1000 drachmes de 1,5 mètre de long à l'ambassade grecque. Tout comme M. Berlusconi et Mme Le Pen, il plaide pour le retour aux devises nationales (le florin aux Pays-Bas).
C'est le premier ministre hongrois, Viktor Orbán, qui ferme la marche. Il aurait réprimé les libertés démocratiques en imposant une loi restrictive sur les médias et une nouvelle constitution, ce qui a d'ailleurs mené la Commission européenne à menacer de bloquer les fonds qui lui étaient alloués. Il a dès lors décidé de modifier quelques lois, mais a toujours affirmé que la Hongrie l'avait emporté.
Le Spiegel a souligné que tous ces acteurs de la scène politique jouaient avec le feu et menaçaient le projet européen tout entier. « Ils alimentent, directement et indirectement, les stéréotypes et le ressentiment. »
Le Spiegel les accuse de ne chercher qu'à emmagasiner des voix et de le faire aux dépens d'une Europe unie.