S. Kallas veut faire la lumière sur les conseillers spéciaux à Bruxelles [FR]

Rolf Linkohr, ancien membre du Parlement européen et conseiller spécial du commissaire à l'énergie Andris Piebalgs, vient d'être renvoyé pour n'avoir pas su démontrer clairement l'absence de conflit d'intérêts entre son rôle de conseiller, celui de dirigeant d'un cabinet de conseil basé à Bruxelles et sa place au sein du conseil d'administration de deux entreprises énergétiques.

Rolf Linkohr, ancien membre du Parlement européen et conseiller spécial du commissaire à l’énergie Andris Piebalgs, vient d’être renvoyé pour n’avoir pas su démontrer clairement l’absence de conflit d’intérêts entre son rôle de conseiller, celui de dirigeant d’un cabinet de conseil basé à Bruxelles et sa place au sein du conseil d’administration de deux entreprises énergétiques.

Siim Kallas, vice-président de la Commission et commissaire chargé des affaires administratives, de l’audit et de la lutte anti-fraude, a adressé en janvier 2007 des courriers aux 55 conseillers spéciaux à Bruxelles, leur demandant de confirmer l’absence de conflit d’intérêts entre leurs différents rôles. R. Linkohr n’ayant pas répondu à temps, il a été licencié, comme l’a confirmé un porte-parole du commissaire Kallas, qui n’a pas voulu citer d’autres conseillers susceptibles de faire l’objet de telles sanctions. 

Selon ce même porte-parole, le licenciement de R. Linkohr signifie que les noms des 55 conseillers spéciaux qui élaborent les politiques au plus haut niveau à Bruxelles seront révélés pour la première fois.

S. Kallas a réagi à une lettre du Corporate Europe Observatory, adressée à A. Piebalgs, au président de la Commission, José Manuel Barroso, et à lui-même dans laquelle ce groupe de pression pour la transparence dénonçait un « sérieux conflit d’intérêt » entre les différents rôles de R. Linkohr.

Un porte-parole du commissaire à l’énergie, pour lequel R. Linkohr était conseiller, a déclaré au Financial Times  que M. Piebalgs ne le connaissait qu’en tant qu’expert sur les questions énergétiques. « Il a déclaré qu’il n’y avait pas d’incompatibilité entre ses emplois. Le commissaire a suivi la procédure. »