Selon Margot Wallström, "la communication ne doit pas être l'affaire de Bruxelles" [FR]

La Commission a mis en place la troisième et dernière pièce de son nouveau puzzle sur la communication en adoptant son Livre blanc sur la politique de communication. La conférence tenue le même jour et qui comptait de nombreux participants a démontré que la Commission n'est pas la seule responsable de la stratégie de communication de l'UE. 

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La Commission a mis en place la troisième et dernière pièce de son nouveau puzzle sur la communication en adoptant son Livre blanc sur la politique de communication. La conférence tenue le même jour et qui comptait de nombreux participants a démontré que la Commission n’est pas la seule responsable de la stratégie de communication de l’UE. 

Le Livre blanc a l’ambition d’instaurer une politique de communication qui soit « une politique à part entière ». Il s’éloigne de l’idée selon laquelle la communication est largement « l’affaire de Bruxelles » et a l’intention de se concentrer sur les citoyens et non sur les institutions. Mme Wallström a ainsi évoqué le passage « du monologue au dialogue ». 

Cependant, le Livre blanc n’est pas encore un plan d’action à part entière mais le début d’une phase de consultation ou « d’écoute » de six mois, au cours de laquelle les institutions, les gouvernements, les entreprises, les ONG, les think tanks et les citoyens pourront faire des commentaires sur les principales idées contenues dans ce document. 

Le Livre blanc définit cinq domaines d’action en partenariat avec d’autres institutions, les gouvernements et la société civile : 

  • Pour ancrer le droit d’information dans l’UE et les institutions nationales, il suggère d’établir une Charte européenne ou un Code de conduite sur la communication. Un site Internet spécialisé sur l’Europe accueillera les réactions des citoyens à ce document;
  • Pour « impliquer les citoyens« , il propose de créer des outils et des instruments pour améliorer l’éducation civique (ex : un réseau d’enseignants, des bibliothèques européennes connectées de façon numérique les unes aux autres), relier les gens entre eux (ex : des lieux de réunion virtuels et physiques) et renforcer la relation entre les citoyens et les institutions (ex : normes minimales de consultation);
  • Le Livre blanc souhaite mieux collaborer avec les médias et utiliser davantage les nouvelles technologies comme l’Internet, mais ne parvient pas à définir exactement comment y parvenir. L’idée d’une agence européenne d’informations spéciale (qui figurait dans les anciennes versions du Livre blanc) a disparu dans sa version finale mais le document parle toujours de « moderniser Europe by Satellite » et « d’examiner l’opportunité de disposer d’un service interinstitutionnel doté d’un mode de fonctionnement répondant aux normes professionnelles »;
  • Mieux comprendre l’opinion publique européenne : un réseau d’experts nationaux en matière d’enquêtes d’opinion publique et un Observatoire indépendant de l’opinion publique européenne sont les deux idées proposées dans ce document;
  • enfin, le Livre blanc souligne la nécessité « d’agir ensemble » en établissant un partenariat entre les institutions européennes, les Etats membres, les autorités locales et régionales, les partis politiques et les organisations de la société civile. Les propositions du Livre blanc sont particulièrement faibles dans ce chapitre car elles ne consistent qu’en des recommandations générales et consensuelles.