Un député européen provisoirement à la tête du PS

Le temps des primaires, l’eurodéputé Harlem Désir remplacera la secrétaire générale du parti socialiste, Martine Aubry.

EURACTIV.fr
7a43cbcbefb4605aea218bb17d54c578.jpg
7a43cbcbefb4605aea218bb17d54c578.jpg

Le temps des primaires, l’eurodéputé Harlem Désir remplacera la secrétaire générale du parti socialiste, Martine Aubry.

En se déclarant candidate aux primaires, la première secrétaire du Parti socialiste Martine Aubry a demandé au numéro 2 du Parti, l’eurodéputé Harlem Désir d’assurer l’intérim. Le temps de la campagne, pour éviter toute confusion des genres.

Dès octobre, la maire de Lille a d’ailleurs fait savoir que victorieuse ou pas, elle récupérera son poste. 

Depuis 1999, Harlem Désir est un élu européen. Mais cette fonction ne l’a pas empêché de toujours garder un pied en France. Entre 2001 et 2006, il a été conseiller municipal de sa commune d’Aulnay-sous-Bois. 

Le député européen a déclaré dans la presse qu’il était « fier de la confiance » qui lui était accordée et qu’il sera « au service de tous les socialistes ». Le retournement dans l’affaire DSK ne facilitera pas sa tâche, certains étant en faveur d’une modification du calendrier des primaires, d’autres pas. 

Jongler avec les deux

Il va surtout devoir jongler avec son emploi du temps de parlementaire, entre Bruxelles et Strasbourg, les réunions de groupe politique, de commissions et les plénières du Parlement européen. 

A partir du 4 juillet, commence par exemple une session plénière de quatre jours à Strasbourg. 

Contacté à de nombreuses reprises par la rédaction d’EURACTIV.fr, Harlem Désir n’a pas répondu à nos interrogations concernant la compatibilité de ses deux emplois du temps avec son éventuel souhait de se positionner pour un mandat de député national en 2012. 

Il est actuellement membre des commissions du Commerce extérieur et suppléant en commission Affaires étrangères. Il fait également partie des délégations sur les relations avec l’Inde et le Japon. 

Condamnation

La vie publique d’Harlem Désir a commencé au début des années 80 avec la création de SOS Racisme dont il a été le président jusqu’en 1992. 

Il a également connu des déboires judiciaires. Reconnu coupable d’avoir perçu, entre novembre 1987 et octobre 1988, un salaire fictif mensuel de 10 500 francs de l’Association régionale pour la formation et l’éducation des migrants, basée à Lille. Il a été condamné à dix-huit mois de prison avec sursis et 30 000 francs d’amende (environ 5000 euros) en 1998 pour « recel d’abus de biens sociaux ».