Un migrant irakien retrouvé mort à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie

Un Irakien a été découvert mort à la frontière entre la Biélorussie et la Pologne, dixième migrant décédé au passage de cette frontière depuis l'été, ont rapporté lundi (1er novembre) les médias polonais.

Polish Belarusian border in Usnarz Gorny
Les gardes-frontières biélorusses ont affirmé dans un communiqué que leurs homologues polonais avaient obligé d'autres migrants à trainer le corps du côté biélorusses de la frontière. [<a href="https://webgate.epa.eu/webgate" target="_blank" rel="noopener">ARTUR RESZKO/EPA</a>]

Un Irakien a été découvert mort à la frontière entre la Biélorussie et la Pologne, dixième migrant décédé au passage de cette frontière depuis l’été, ont rapporté lundi (1er novembre) les médias polonais.

De leur côté, les gardes-frontières biélorusses ont indiqué samedi (30 octobre) que cet homme était décédé du côté polonais de la frontière après l’avoir franchie depuis la Biélorussie.

Les gardes-frontières biélorusses ont affirmé dans un communiqué que leurs homologues polonais avaient obligé d’autres migrants à trainer le corps du côté biélorusses de la frontière.

Un porte-parole des gardes-frontières polonais cité par le quotidien Gazeta Wyborcza a assuré que « si un tel incident s’était produit du côté polonais, les services des gardes-frontières en auraient été informés ».

Selon Gazeta Wyborcza, sept des dix migrants décédés au passage de la frontière ont été retrouvés morts du côté polonais.

Contactés par l’AFP, les services des gardes-frontières polonais n’ont pas fourni dans l’immédiat d’autres informations.

Des milliers de migrants, la plupart originaires d’Afrique et du Proche-Orient, ont franchi ou tenté de franchir au cours des derniers mois la frontière de la Biélorussie pour entrer en Lituanie, en Pologne ou en Lettonie.

L’Union européenne soupçonne le président biélorusse Alexandre Loukachenko d’avoir délibérément provoqué ce mouvement migratoire en réponse aux sanctions économiques qu’elle a prises contre la répression à l’encontre de l’opposition dans son pays.

Des migrants ont rapporté que les forces biélorusses les obligent souvent à franchir la frontière et qu’ils sont refoulés par les gardes-frontières polonais, en conséquence de quoi ils restent coincés à la frontière dans des conditions météo de plus en plus difficiles.