Une association libérale française défend la "directive Bolkestein" [FR]
L'association libérale "Liberté Chérie" dénonce la "campagne mensongère" menée par les responsables politiques et les médias français à l'encontre de la proposition de directive Bolkestein sur les services.
L’association libérale « Liberté Chérie » dénonce la « campagne mensongère » menée par les responsables politiques et les médias français à l’encontre de la proposition de directive Bolkestein sur les services.
« La moindre réformette gouvernementale provoque l’ire d’organisations syndicales ultra-minoritaires […] qui profitent de leur pouvoir de nuisance pour bloquer le pays », déclare Sabine Herold, vice-présidente et porte-parole de « Liberté chérie » dans un entretien exclusif accordé à EURACTIV.
Rappelant que seuls 7% des travailleurs français sont syndiqués, Sabine Herold affirme que ses compatriotes « ne se reconnaissent pas dans les manifestants, fonctionnaires protégés, qui défendent des privilèges catégoriels ».
Aujourd’hui âgée de 24 ans, Sabine Herold a fait son apparition sur la scène politique et médiatique française en juin 2003, lorsqu’elle prit la tête d’une manifestation de plusieurs milliers de personnes (80 000 selon l’association) protestant contre le poids du secteur public et l’action des syndicats – accusés de vouloir « prendre le pays en otage ».
La vice-présidente et porte-parole de « Liberté chérie » est tout aussi directe au moment d’aborder les dossiers européens, et notamment la façon dont les Français ont – selon elle – été trompés au sujet de la proposition de directive sur les services.
« Les mensonges les plus ridicules ont été véhiculés dans l’ensemble des médias français, par des hommes politiques et journalistes de droite comme de gauche », estime Sabine Herold. « Les services de proximité (plombier, coiffeur) ne seront pas touchés dans les faits car non délocalisables. Les services véritablement concernés sont les services à haute valeur ajouté facilement délocalisables (avocat, agence de communication, architecte). Pour ce type de services, le consommateur a tout à gagner d’un accroissement de la concurrence », affirme-t-elle.
La réforme du pacte de stabilité et de croissance, entérinée par le récent Conseil européen de printemps, suscite également le mécontentement de Mlle Hérold : « La fin de la limitation du déficit public ne peut être une bonne nouvelle ni pour les entreprises, ni pour les citoyens, ni pour nos partenaires de la zone euro », selon elle.
Au niveau européen, « Liberté chérie » s’est associée au « Lisbon Council », un think-tank créé en 2003, dont l’objectif consiste à « transformer en réalité le rêve [que constituent les objectifs de Lisbonne en matière de compétitivité] ».
Veuillez cliquer ici pour lire la version intégrale de l’entretien avec Sabine Herold.