Une française à la tête du syndicalisme européen
Lors du 12e congrès de la Confédération européenne des syndicats, Bernadette Ségol a été élue secrétaire générale de l’organisation.
Lors du 12e congrès de la Confédération européenne des syndicats, Bernadette Ségol a été élue secrétaire générale de l’organisation.
Après deux mandats successifs, John Monk tire sa révérence. Le secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats (CES), laisse sa place à une Française de 61ans, peu connue dans l’Hexagone, Bernadette Ségol.
Son combat syndicaliste a été intégralement mené depuis Bruxelles, où elle arriva en 1974 à la fin de ses études de philosophie. Après un passage à la Fédération internationale des travailleurs du textile, elle devient, en 1985, la secrétaire générale de la Fédération internationale des employés et des cadres (Euro-FIET).
En 2000, elle prend la tête du syndicat européen des services, UNI Europa et sera en première ligne dans le combat contre la directive Bolkstein. Elle a cependant appelé à voter oui lors du référendum sur la Constitution en 2005.
Dans une récente interview accordée à la publication Métis, elle a expliqué que son rôle consisterait à trouver un point d’équilibre entre le développement d’un réel mouvement syndical européen et la crainte des organisations nationales de perdre leur autonomie. Elle était la seule candidate au poste.
Discours de Bernadette Ségol lors de l’euromanifestation syndicale de Budapest, le 9 avril 2011. (Vidéo en anglais)
Le CES regroupe 83 organisations syndicales de toute l’Europe, dont cinq françaises : CGT, CFDT, FO, CFTC et Unsa. Elle revendique un total de 60 millions de travailleurs affiliés.