Van Rompuy débute une tournée des capitales européennes [FR]

Le nouveau président du Conseil de l’UE Herman Von Rompuy est allé demander l’avis de la chancelière allemande Angela Merkel sur la politique économique à long terme de l’UE lors d’une visite à Berlin mercredi (13 janvier). Un reportage d’EURACTIV Allemagne.

Le nouveau président du Conseil de l’UE Herman Von Rompuy est allé demander l’avis de la chancelière allemande Angela Merkel sur la politique économique à long terme de l’UE lors d’une visite à Berlin mercredi (13 janvier). Un reportage d’EURACTIV Allemagne.

L’économie européenne doit croître de 2 % pour financer son modèle social et rivaliser sur les marchés mondiaux, a déclaré M. Van Rompuy en marge d’une rencontre avec Mme Merkel.

Le principal message de M. Van Rompuy à l’occasion de cette tournée européenne consiste à souligner les importants efforts que les pays ont réalisé pour parvenir à se relancer durablement après la crise.

Une chose est déjà sûre : nous avons besoin d’une croissance économique durable et qui se monte à au moins 2 % en lieu et place de la croissance structurelle projetée de 1 % afin de préserver notre modèle social et de ne pas se laisser distancer par les autres économies importantes dans le monde, a affirmé M. Van Rompuy dans une déclaration.

Pour discuter de la stratégie de la croissance économique future de l’UE, M. Van Rompuy a invité l’ensemble des 27 chefs d’Etats et de gouvernements à un sommet informel en février.

Lors de notre réunion du 11 février, je prévois d’avoir une longue discussion sur cette stratégie d’avenir, sans pour autant chercher à être définitif. Plus tard, lors de notre rencontre ordinaire du printemps, nous aurons une discussion plus structurée. Et au final, l’objectif est d’approuver une nouvelle stratégie lors du Conseil européen de juin, a-t-il dit.

Se concentrer sur l’économie et le climat

M. Van Rompuy a déclaré qu’il porterait une attention particulière à la reprise économique de l’Europe après la crise financière et sur le combat contre le changement climatique lors de son mandat de deux ans et demi en tant que président.

Bien que les négociations climatiques de Copenhague ne soient pas parvenues en décembre dernier à satisfaire aux attentes européennes, elles ont posé de bonnes fondations pour de futurs travaux, a déclaré le président à la chancellerie allemande.

Mais son programme politique ne sera pas mis en œuvre sans l’accord de Londres, Rome, Paris, Varsovie et Berlin, a souligné le Belge.

Mme Merkel a ajouté que sans la participation de l’Europe au sommet de Copenhague, la Chine et l’Inde n’auraient pris aucune responsabilité et ne se seraient pas occupé de la question du changement climatique.

Vous n’avez pas besoin de vous sentir enthousiaste à mon égard

A la chancellerie allemande, M. Van Rompuy s’est aussi exprimé sur l’accueil mitigé qu’il a reçu à l’occasion de sa nomination au très recherché poste de président du Conseil de l’UE.

Parlant à Berlin, il a dit qu’il n’était pas inquiet à propos du manque d’enthousiasme autour de sa nomination.

Personne ne devrait se sentir obligé d’être enthousiaste, a-t-il dit lors du voyage inaugural de sa tournée dans les capitales européennes avec pour thème la stratégie de l’UE pour la reprise économique.

Lorsque EURACTIV Allemagne a demandé au président s’il pensait que la déception autour de son « élection » fanerait, la chancelière allemande elle-même a pris la parole et a dit, avec un doigt levé en signe d’exclamation, que de là où elle se tenait, cela avait été une décision très bien reçue.

Vous n’êtes pas obligé d’être enthousiaste, a ajouté M. Van Rompuy, citant une expression française.

Le président a également déclaré qu’il préférait les résultats aux bonnes intentions et aux émotions. Il est possible que l’enthousiasme soit plus important me concernant après deux ans de boulot, a-t-il dit.

Très bonne réponse, lui a alors soufflé Mme Merkel.