Victoire des partis séparatistes catalans, sur fond de divisions politiques

Les résultats des élections législatives donnent une majorité plus serrée que prévu à la droite souverainiste. La tenue d'un referendum sur l'auto-détermination de la Catalogne s'annonce compliquée.

EURACTIV.fr

Les résultats des élections législatives donnent une majorité plus serrée que prévu à la droite souverainiste. La tenue d’un referendum sur l’auto-détermination de la Catalogne s’annonce compliquée.

Le raz-de-marée de la droite nationaliste catalane n’a pas eu lieu, contredisant les résultats prédits par les sondages. Certes, le parti d’Artur Mas (CiU), actuel président du gouvernement régional, ressort vainqueur, mais il n’obtient pas la majorité absolue qui aurait dégagé la voie en vue de l’organisation d’un referendum sur l’établissement d’un Etat souverain catalan.

Les députés issus de CiU obtiennent 50 sièges, suivis par la gauche républicaine catalane (ERC) qui double littéralement son nombre de représentants, passant de 10 à 21. Au total, les séparatistes obtiennent une majorité de 74 sièges sur 135. Dans ces conditions, la tenue de la consultation populaire sera plus chaotique. « Avec ces résultats, nous devrons continuer à travailler », a reconnu Artur Mas, qui se rêve en leader de la « septième » puissance économique de l’UE.

Bruxelles veille attentivement aux rebondissements politiques en Catalogne. La Commission européenne « prendra note » des résultats de l’élection en vue d’une éventuelle « annonce » de M. Mas, a déclaré le jour du scrutin le cabinet du président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, dont les propos ont été repris par le journal d’actualité catalane La Clau.

A plusieurs reprises, la Commission a indiqué que l’indépendance de la Catalogne entraînerait la sortie du territoire de l’Union européenne, qui deviendrait alors un pays tiers.