Chômage partiel en Europe, une voie pour l’après crise ?

Dans un article publié par Métis, correspondances européennes du travail, Laurène Fauconnier revient sur une étude de la Fondation de Dublin qui fait le point sur l’utilisation du chômage partiel par les États membres de l’UE pour atténuer les effets de la crise.

Dans un article publié par Métis, correspondances européennes du travail, Laurène Fauconnier revient sur une étude de la Fondation de Dublin qui fait le point sur l’utilisation du chômage partiel par les États membres de l’UE pour atténuer les effets de la crise.

Chômage partiel et autres modalités de réduction provisoire du temps de travail ont été largement utilisés par de nombreux pays européens pour atténuer avec succès les effets de la crise. On aurait fait de la flexicurité sans le savoir. La fondation de Dublin qui vient d’éditer un rapport fort intéressant sur le sujet y voit une extension du concept et propose, sous conditions, d’appliquer cette nouvelle forme de flexicurité en dehors des périodes de crise. Que s’est-il passé entre 2008 et 2010 et quels enseignements propose la fondation ?

Récession et accroissement du chômage

Le ralentissement de la croissance intervient dès 2008 et la récession se généralise en 2009 dans toute l’Union. Le taux de croissance négatif du PIB de tous les États membres, à l’exception de la Pologne, s’accompagne d’une augmentation rapide du chômage. On observe que la corrélation entre récession et chômage est très variable selon les pays. L’Allemagne et le Danemark connaissent tous deux une récession de – 4,9%. Le Danemark voit son chômage augmenter de 81,8% par rapport à l’année précédente, alors que le chômage allemand n’augmente que de 2,7%. 
Les fortes récessions en Allemagne, Luxembourg, Slovénie, Finlande, Hongrie, Italie et Belgique ont entraîné des augmentations du chômage bien inférieures à celles auxquelles on aurait pu s’attendre.