Le modèle danois en difficulté ?
La réforme du marché du travail danoise est souvent citée en exemple, notamment en France. Ce modèle est censé ménager habilement flexibilité pour l’employeur et sécurité sociale pour le travailleur. Ce système contient néanmoins quelques défaillances soulignées par Claude- Emmanuel Triomphe, directeur adjoint du Travail, promoteur du projet Université européenne du travail, dans une analyse publiée par Métis, correspondance européenne du travail.
La réforme du marché du travail danoise est souvent citée en exemple, notamment en France. Ce modèle est censé ménager habilement flexibilité pour l’employeur et sécurité sociale pour le travailleur. Ce système contient néanmoins quelques défaillances soulignées par Claude- Emmanuel Triomphe, directeur adjoint du Travail, promoteur du projet Université européenne du travail, dans une analyse publiée par Métis, correspondance européenne du travail.
En bref :
Le processus de Lisbonne doit faire de l’Union européenne la zone économique la plus « performante » du monde. Pour y parvenir, la Commission européenne cherche à réformer le marché du travail afin de l’adapter à la mondialisation. La fléxicurité est l’option privilégiée : alliance de la flexibilité de l’employeur pour licencier et de la sécurité du parcours professionnel pour l’employé. Inventeur de ce concept, le Danemark est souvent cité en exemple pour avoir réussi à réformer son marché du travail dans ce sens.
Mais le système n’est pas sans faille. C’est ce que démontre Claude-Emmanuel Triomphe, promoteur du projet Université européenne du travail. Un tiers des salariés danois ne seraient, par exemple, pas couverts par une convention collective. Les syndicats danois commencent d’ailleurs à se mobiliser dans le but de réduire ce chiffre de moitié dans les années à venir.
Le Danemark n’est pas le seul pays dans lequel nombre de travailleurs ne sont pas couverts par une convention collective. Au Royaume Uni, en Irlande ainsi que dans les pays de l’Est, le pourcentage est encore plus élevé. A l’inverse, la France ou la Belgique connaissent un taux de couverture de 90%.
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