Accord UE-États-Unis : Viktor Orbán qualifie Ursula von der Leyen de « poids plume » face à Donald Trump

Le Premier ministre hongrois a critiqué la présidente de la Commission pour ne pas avoir réussi à conclure un accord plus favorable avec Washington, résumant les négociations par une formule choc : « Trump a mangé von der Leyen pour le petit-déjeuner ».

EURACTIV.com
[EPA/OLIVIER MATTHYS]

Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán a critiqué lundi 28 juillet la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, pour ne pas avoir réussi à conclure un accord plus favorable avec Donald Trump.

L’accord, dévoilé à l’issue d’une rencontre entre Ursula von der Leyen et Donald Trump dimanche en Écosse, prévoit un droit de douane général de 15 % sur la plupart des produits européens.

L’UE s’est également engagée à acheter pour 750 milliards de dollars d’énergie américaine et à investir 600 milliards de dollars aux États-Unis, dépassant ainsi ses engagements précédents. Cependant, la structure de ces achats reste floue à ce stade.

« Il est évident pour moi qu’il ne s’agit pas d’un accord », a fustigé Viktor Orbán lors de l’émission hongroise Warrior’s Hour lundi. « Ce n’est pas un accord que le président Donald Trump a conclu avec Ursula von der Leyen, c’est Trump qui a mangé von der Leyen au petit-déjeuner. Voilà ce qui s’est passé. »

Le dirigeant hongrois, coutumier des attaques contre les institutions européennes, n’a pas mâché ses mots, qualifiant la cheffe de l’exécutif européen de « poids plume » face au président américain et dénonçant ce qu’il considère comme une posture de faiblesse de la part de Bruxelles.

Viktor Orbán, ennemi de longue date de la Commission von der Leyen, a également affirmé que l’accord entre les États-Unis et le Royaume-Uni était « bien meilleur », laissant entendre que celui signé par l’UE ne saurait être présenté comme une réussite.