Alerte sur la culture en Hongrie

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BUDAPEST. Le nouveau paquet législatif du gouvernement hongrois sur l’activité culturelle est une attaque à la liberté culturelle, a déclaré le parti d’opposition LMP (Parti vert européen).

LMP a déposé une plainte auprès du médiateur hongrois, avançant que le gouvernement tentait de subordonner les institutions culturelles au financement des autorités locales, et d’imposer d’autres mesures restrictives, comme l’ont indiqué Antal Csárdi et Péter Ungár. Il est à espérer que le médiateur saisira ensuite la Cour constitutionnelle, ont-ils ajouté. M. Ungár a, en outre, dénoncé la procédure législative accélérée qui ne laissait que trois jours pour examiner le projet de loi, qui sera voté mercredi (11 décembre).

Le projet de loi publié sur le site internet du Parlement — une version édulcorée par rapport à l’originale qui avait fuité vendredi (6 décembre) — stipule qu’un nouveau Conseil national de la culture serait chargé de « l’orientation stratégique unifiée des différents segments de la culture ». Le ministre hongrois des Ressources humaines, Miklós Kásler, qui supervise la culture, aurait son mot à dire dans la nomination des directeurs de théâtre des institutions financées conjointement par l’État et les municipalités.

Une pétition publique appelant les législateurs à rejeter le projet de loi a recueilli près de 50 000 signatures lundi (9 décembre). Environ 1 000 à 2 000 personnes ont participé à un rassemblement hier soir (9 décembre) sur la place Madách, dans la capitale. Des têtes d’affiche, des metteurs en scène de théâtre et le maire de Budapest ont pris la parole lors de la manifestation.

Le 21 novembre, le Parti populaire européen (PPE) a annoncé qu’il déciderait fin janvier s’il maintenait dans ses rangs le parti du Premier ministre nationaliste hongrois Viktor Orbán. (Željko Trkanjec | Euractiv Croatie, Vlagyiszlav Makszimov | Euractiv.com)

Lire aussi : le nouveau maire de Budapest fustige le Premier ministre Viktor Orban

BERLIN

S’unir pour des chaînes d’approvisionnement durables. Malgré les tensions persistantes au sein de la grande coalition allemande (GroKo), les partis au pouvoir continuent de progresser dans certains domaines. Le 9 décembre, le ministre du Travail, Hubertus Heil, du Parti social-démocrate (SPD), et le ministre de la Coopération économique et du Développement, Gerd Müller, de l’Union chrétienne-sociale (CSU) ont annoncé un effort conjoint pour améliorer les normes sociales dans les chaînes d’approvisionnement mondiales.

Les deux ministres veulent promulguer des normes juridiques interdisant l’accès au marché aux entreprises qui ont recours au travail des enfants, fixent des salaires excessivement bas ou appliquent d’autres pratiques commerciales d’exploitation. En édictant ces lois, M. Heil et M. Müller visent à créer des normes plus strictes aux premiers stades de la chaîne d’approvisionnement mondiale, où les conditions de travail peuvent être déplorables et abusives. Cette décision fait suite à leur voyage en Éthiopie au début du mois, où les deux ministres ont été consternés par les conditions de travail dans la production de vêtements et de café. (Sarah Lawton | Euractiv Allemagne)

MADRID

Les séparatistes catalans ne sont pas pressés. Les séparatistes catalans de la Gauche républicaine de Catalogne (ERC) ne sont « pas pressés » de faciliter l’investiture du Premier ministre socialiste Pedro Sánchez, tant que leurs revendications politiques ne sont pas satisfaites, ont révélé les médias espagnols.

Le vote positif — ou l’abstention — de l’ERC est essentiel pour permettre la nomination de M. Sánchez et la formation d’une coalition gouvernementale « progressiste » entre le parti socialiste (PSOE) et la gauche Unidas Podemos, qui sera probablement formée juste après la Noël.

Les négociateurs d’ERC s’entretiendront à nouveau cette semaine avec des membres clés du PSOE afin de trouver rapidement un accord sur une « solution politique » pour la Catalogne, comme l’a décrit l’ERC.

Le parti exige le droit à l’autodétermination de la Catalogne et l’amnistie pour ses « prisonniers politiques ».

Entre-temps, le roi d’Espagne Felipe VI entamera aujourd’hui (10 décembre) une nouvelle série de consultations avec les représentants de tous les partis politiques du pays, a indiqué Euroefe. (Euroefe)

ROME

Test pour la coalition. Après les tensions récentes sur le mécanisme européen de stabilité (MES), le Premier ministre italien Giuseppe Conte a appelé à un bilan au sein de la coalition gouvernementale. L’intention de M. Conte est de s’assurer que les partis au pouvoir sont toujours prêts à aller de l’avant avec le programme qu’ils ont convenu l’été dernier. Le « test » sur l’état de santé du gouvernement italien aura lieu après l’approbation de la loi de finances. « Je demanderai aux forces politiques de se mettre d’accord sur une feuille de route et sur certaines priorités à atteindre », a-t-il dit. (Gerardo Fortuna | Euractiv.com)

ZAGREB

Eurojust : Les trafiquants de drogue devraient être jugés en Croatie. En vertu d’un accord conclu avec les représentants des institutions de tous les pays qui ont participé à l’opération Familia et à Eurojust, les poursuites pénales contre les personnes qui ont fait passer 600 kilogrammes de cocaïne d’Amérique du Sud en Europe et au Moyen-Orient devraient être entamées principalement en Croatie. L’opération Familia a été menée par les autorités croates en coopération avec les institutions compétentes de la République tchèque, de Serbie, de Suisse et de France. La Slovénie, la Belgique, l’Italie et les Pays-Bas ont également contribué à l’enquête. (Željko Trkanjec | Euractiv Croatie)

BELGRADE

Nouveau chapitre. L’UE a décidé d’ouvrir un autre chapitre dans les négociations d’adhésion avec la Serbie, qui débutera mardi (10 décembre). Ce volet traite de la libre circulation des capitaux, un point essentiel pour établir des liens économiques et des investissements européens dans l’économie serbe. Le chapitre 4 sera ouvert lors d’une conférence intergouvernementale UE-Serbie, en marge d’une session des ministres européens des Affaires étrangères à Bruxelles. Les représentants du gouvernement serbe se sont dits mécontents qu’un seul chapitre soit abordé, insistant sur le fait que Belgrade était prête à en ouvrir plusieurs autres. (Euractiv Serbie)