Anders Borg : « Les six mois à venir sont cruciaux »

A moins de deux mois de la présidence suédoise de l’UE, le ministre des Finances de Suède, Anders Borg, a présenté le plan anti-crise de Stockholm à Paris le mercredi 6 mai 2009.

A moins de deux mois de la présidence suédoise de l’UE, le ministre des Finances de Suède, Anders Borg, a présenté le plan anti-crise de Stockholm à Paris le mercredi 6 mai 2009.

Deux priorités sont à l’agenda de la présidence suédoise, qui débutera le 1er juillet prochain après une présidence tchèque agitée par un remaniement ministériel (EURACTIV.fr 30/04/2009). En premier lieu, la refonte et la remise à niveau des structures des marché financiers.

Des priorités économiques et sociales dans lesquelles le « modèle suédois » ne fait pas qu’une timide apparition. Le ministre des Finances estime que « des arguments de poids existent en faveur du modèle suédois », considéré comme célébrant « l’État providence ».

La régulation du système bancaire

Parmi les mesures que soutiendra la présidence suédoise, les bonus et les rémunération pratiquée dans le secteur bancaire, l’évaluation et la définition des risques du secteur et le renforcement de la surveillance financière et l’obligation faite aux banques de fournir des informations transparentes sur leurs activités.

La Suède devrait présenter mi-mai le programme de travail de six mois pour établir une véritable coopération européenne au niveau économique. « Nous avons besoin de pouvoir compter sur le fort soutien de nos partenaires européens », a rappelé le ministre suédois.

Renforcer le Pacte de stabilité et de croissance

Deuxième point : la croissance sur le long terme. « Nous allons renforcer le Pacte de stabilité et de croissance, qui n’est pas assez fort pour remettre les gens sur le marché du travail, ainsi que la stratégie de Lisbonne », a-t-il annoncé.

La présidence suédoise devrait ainsi s’attaquer au chômage, qui, précise Anders Borg, devrait passer en Suède de 7 à 20% dans les années à venir. « L’expérience a montré qu’il était très long de faire redescendre le taux de chômage, et la magnitude du choc est très sévère pour l’Europe. »

Dans cette perspective sociale, l’Europe doit également faire face au vieillissement de la population, qui « exerce des pressions sur les finances publiques », a-t-il précisé.