Angela Merkel en tête des élections de septembre, selon les sondages
La chancelière en exercice Angela Merkel devrait remporter l’élection allemande du mois prochain. La cote de popularité de ses principaux rivaux sociaux démocrates a atteint un seuil historiquement bas depuis la Seconde Guerre mondiale.
La chancelière en exercice Angela Merkel devrait remporter l’élection allemande du mois prochain. La cote de popularité de ses principaux rivaux sociaux démocrates a atteint un seuil historiquement bas depuis la Seconde Guerre mondiale.
Selon le dernier sondage hebdomadaire Forsa pour le magazine Stern et la télévision RTL, l’Union démocrate chrétienne (CDU) de Mme Merkel et le Parti libéral démocrate (FDP) de sensibilité libérale pourraient réunir assez de voix lors des élections législatives du 27 septembre pour former un gouvernement.
Même si le soutien au CDU/CSU a reculé d’un point à 37 %, l’alliance caracole en tête, devant le partenaire de coalition de Mme Merkel et principal rival aux élections, le Parti social-démocrate (SPD) du ministre des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier, qui se trouve à 22 %.
Le soutien au libéral FDP reste inchangé à 13 % tout comme le Parti vert, partenaire préféré du SPD, qui n’a pas bougé de ses 12 %.
M. Steinmeier a subi une volée de bois vert le mois dernier, quand la presse a dévoilé au mois de juillet (EURACTIV.com 31/07/09) que la ministre de la santé Ulla Schmidt, social-démocrate, avait utilisé une limousine officielle et son chauffeur pour se rendre en vacances en Espagne. Un tel événement avait conduit le SPD à exclure la responsable politique de sa campagne électorale après les protestations de l’opinion.
Lors des élections fédérales de 2005, le SPD a obtenu 34,2 % des voix, contre 27,8% pour la CDU, 8,2 % pour la CSU, 8,1 % pour les Verts, 8,7% pour le Parti de gauche et 9,8% pour le Parti libéral démocrate. Depuis lors, l’Allemagne a été gouvernée par une coalition élargie regroupant la CDU, la CSU et le SPD, emmenée par Mme Merkel.
Les responsables politiques allemands tentent de mener une campagne électorale à l’américaine, qui se joue aussi sur Internet et ouvre la voie aux rencontres publiques plus informelles.
Mais pour les stratégistes, les nouveaux supports de communication utilisés par M. Obama avec tant de succès dans sa course à la présidence ont montré les faiblesses des responsables politiques allemands, y compris un certain manque de charisme et de message politique clair.
« Les partis allemands ont découvert Internet mais ils oublient que celui-ci ne peut pas tout remplacer », rappelle Manfred Güllner, chef de l’institut de sondage Forsa dans un entretien avec Reuters.
« M. Obama n’a pas gagné grâce à Internet. Il a gagné parce qu’il était Obama et avait un message clair. Ni la chancelière Angela Merkel ni son rival social-démocrate (SPD) Frank-Walter Steinmeier ne sont des Obama », a-t-il ajouté.
Malgré la présence de Mme Merkel en première place de la liste des femmes les plus puissantes dressée par le magazine Forbes pour la quatrième année consécutive, la chancelière ne semble pas soulever l’enthousiasme des jeunes électeurs accros au web.
Les deux candidats recourent aux blogs et aux médias sociaux comme Facebook et Twitter pour courtiser les électeurs et sont apparus dans des émissions de télévision à l’américaine, mais aucun des deux adversaires n’a gagné de points avec cette nouvelle approche, selon les experts.
Le scénario pourrait changer dans la dernière ligne droite avant les élections ; les deux candidats seront face-à-face dans un débat télévisé le mois prochain.