Barroso: le Parlement devrait voter en septembre [FR]
Les trois plus importants groupes politiques du Parlement européen se sont mis provisoirement d’accord pour organiser le vote formel sur la reconduction de M. Barroso à la tête de la Commission européenne lors de la session plénière de septembre.
Les trois plus importants groupes politiques du Parlement européen se sont mis provisoirement d’accord pour organiser le vote formel sur la reconduction de M. Barroso à la tête de la Commission européenne lors de la session plénière de septembre.
Le vote sera à l’agenda en septembre, a déclaré Joseph Daul, dirigeant du Parti populaire européen, le plus important groupe politique au Parlement, qui soutient l’ancien premier ministre portugais.
La décision, qui doit être annoncée aujourd’hui (16 juillet), a été largement anticipée après que les libéraux et les socialistes – les deux autres factions politiques les plus imposantes au Parlement – aient insisté pour connaître le programme sur cinq ans de M. Barroso avant de prendre une décision.
Guy Verhofstadt, dirigeant du groupe libéral au Parlement européen, a envoyé une lettre à M. Barroso hier, listant une série d’initiatives clefs qu’il souhaite voir introduites par le Portugais dans son programme en échange du soutien de son groupe pour un second mandat de cinq ans à la tête de l’exécutif européen (EURACTIV 15/07/09).
Lundi, Martin Schulz, dirigeant du groupe socialiste, avait fait de même, listant 11 sujets essentiels qui selon lui correspondent aux attentes urgentes des citoyens à l’égard de l’Union européenne (EURACTIV 14/07/09).
L’ancien premier ministre portugais est le seul candidat pour le poste, et un accord technique récent entre le PPE et les Socialistes pour se partager la présidence du Parlement lors des cinq prochaines années suggère qu’ils sont prêts à soutenir le président actuel de la Commission.
Les socialistes gardent à l’œil les portefeuilles clefs de la prochaine Commission européenne et ils font monter la pression sur M. Barroso pour qu’il satisfasse leurs demandes en échange de leur soutien (EURACTIV 02/07/09).
Au Parlement hier, M. Schulz a prévenu que les chefs d’Etat et de gouvernement ont pu se montrer trop empressés à désigner M. Barroso.
J’ai bien peur que ce candidat n’obtienne pas de majorité s’il ne passe pas à la vitesse supérieure, a déclaré M. Schulz.