Berlusconi prend les rênes du nouveau parti italien de droite [FR]
Dimanche, le Premier ministre italien Silvio Berlusconi a clos un congrès de trois jours visant à la fusion des principaux partis conservateurs du pays et a promis une victoire aux élections européennes de juin.
Dimanche, le Premier ministre italien Silvio Berlusconi a clos un congrès de trois jours visant à la fusion des principaux partis conservateurs du pays et a promis une victoire aux élections européennes de juin.
D’autres changements pourraient comprendre la rationalisation des procédures du Parlement, la dévolution de pouvoirs supplémentaires aux régions et la diminution des taxes.
M. Berlusconi a déclaré aux partisans du parti du Peuple de la liberté (‘Popolo Della Liberta’, PDL) – réunissant Forza Italia, mouvement qu’il avait fondé il y a 15 ans, et l’Alliance nationale, parti de droite – que le parti dispose déjà de 44 % des votes et allait encore se renforcer.
Les élections européennes de juin 2009 seront le premier grand test politique du nouveau parti, à la suite desquelles il devrait devenir le membre le plus important du Parti populaire européen (PPE).
Nous visons à atteindre la barre des 51 %, « car un parti comme le nôtre ne se fixe pas de limites », a déclaré lors de son discours de clôture le magnat des médias, âgé de 72 ans, dans une atmosphère et sous des applaudissements dignes d’un concert de rock.
De nombreux Italiens peuvent nous rejoindre pour construire une Italie véritablement moderne, libre, et européenne, a déclaré M. Berlusconi, qui dirige son quatrième gouvernement et a été à la tête de l’Italie pour sept des 15 dernières années.
Le parti, plus restreint, de l’Alliance nationale était un lointain héritier du parti fasciste de Benito Mussolini qui, sous le leadership de l’ancien ministre aux Affaires étrangères, Gianfranco Fini, s’est progressivement dirigé vers le centre au cours des vingt dernières années.
Les deux partis avaient déjà participé aux élections de 2008, qui avaient redonné le pouvoir à M. Berlusconi, sous la même bannière du Parti de la liberté. Avec le parti régionaliste de la Ligue du Nord, ils avaient constitué l’ossature de la coalition de centre-droit au pouvoir.
Mais le nouveau parti de droite devrait pouvoir éviter ce type de comparaisons, dans la mesure où la Ligue du Nord, parti xénophobe de centre-droit dirigé par Umberto Bossi, a choisi de ne pas se joindre au PDL.
Un tas de promesses
Entre autres promesses, M. Berlusconi a promis de durcir les critères de recrutement des enseignants et des professeurs d’université, de soumettre les écoles à un système d’évaluation publique et de rendre l’anglais obligatoire tout au long des cycles d’éducation supérieure.
Nous revitaliserons et enrichirons la constitution en vue de rendre la prise de décision gouvernementale plus rapide et efficace, a déclaré M. Berlusconi, qui a ajouté que le Premier ministre devait se voir accorder plus de pouvoirs et de véritables pouvoirs.
Face à une opposition de centre-gauche incapable de retrouver une unité ou une direction après sa déroute lors des dernières élections, la popularité de M. Berlusconi a augmenté, en dépit de l’impact de la crise sur l’Italie, la troisième plus grande économie de l’eurozone.
Nous sortirons tous ensemble de la crise, nous changerons l’Italie et nous défendrons la démocratie et la liberté, a déclaré M. Berlusconi.
(EURACTIV avec Reuters. Ce texte a été traduit de l’anglais par EURACTIV).