Besson plaide pour l’émergence de champions industriels européens
Il l’a annoncé lors de la présentation des orientations du ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie pour les 18 mois à venir.
Il l’a annoncé lors de la présentation des orientations du ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie pour les 18 mois à venir.
Renforcer la compétitivité de la France et de l’Europe. C’est le programme des ministres de l’Économie Christine Lagarde et de l’Industrie Eric Besson, pour les dix-huit prochains mois.
Lors d’une conférence de presse, mercredi 1er décembre, les deux ministres ont mis en avant leur partenaire allemand. Mme Lagarde souhaite s’inspirer des meilleures pratiques européennes, et notamment des travaux de la Cour des comptes pour rapprocher la fiscalité française de celle de son voisin.
M. Besson veut quant à lui organiser une concertation sur le différentiel du coût du travail entre la France et l’Allemagne pour créer une industrie française plus forte.
Les deux ministres souhaitent aussi faire progresser la compétitivité au sein de l’Europe. Selon le ministre à l’Industrie, « les industries francaise et européenne sont trop fragmentées et insufisamment innovantes ».
Des « premiers contacts » ont été pris pour créer des pôles de compétitivité européens, a-t-il indiqué. Ceux-ci pourraient bénéficier d’un « accès privilégié » aux programmes d’aide communautaires. « L’objectif sera de favoriser l’émergence de champions français et européens dans des secteurs industriels clés », a-t-il précisé.
Brevet communautaire
Les ministres ont également souligné l’importance de la mise en place du brevet communautaire. « Le président de la République nous a donné son soutien pour que nous poursuivions sur la voie de la coopération renforcée », a précisé Mme Lagarde.
Face, entre autres, à l’Italie qui bloque les négociations, certains États membres ont décidé de s’associer, « pour qu’on arrive, fusse à 24 plutôt qu’à 27, à un mécanisme qui préserve à la fois la langue française comme l’une des trois langues européennes et, en même temps, permette aux entreprises de beaucoup gagner en efficacité et en réduction de coût dans le dépôt du brevet européen. Donc là on y va », a-t-elle ajouté.
La France soutient également la création d’un fonds européen des brevets et d’un fonds européen de capital risque pour les entreprises innovantes.