Blair et Chirac soucieux de tourner la page irakienne

Le président français et le premier ministre britannique ont profité de leur rencontre pour mettre en avant l'unité de vue prévalant entre Paris et Londres sur de nombreux dossiers, malgré la persistance de divergences ponctuelles.

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Le président français et le premier ministre
britannique ont profité de leur rencontre pour mettre en
avant l’unité de vue prévalant entre Paris et
Londres sur de nombreux dossiers, malgré la persistance
de divergences ponctuelles.

A l’issue de leurs entretiens à Londres, ce
jeudi 18 novembre, le président français
Jacques Chirac et son hôte, le premier ministre
britannique Tony Blair, ont indiqué que leurs deux
pays continueraient à unir leurs forces pour mieux
traiter les grands dossiers du moment. Selon le
président Chirac, l’Irak est aujourd’hui le
seul sujet sur lequel les deux hommes sont encore en
désaccord.

« La vérité, c’est que nous avons
l’essentiel en commun, pour aujourd’hui et pour
demain », a souligné Jacques Chirac, avant de
souligner sa convergence de vues avec Tony Blair sur
l’Afrique et le changement climatique –
considérés par les deux dirigeants comme
étant parmi les dossiers les plus importants pour
l’avenir de la planète.

Le président français a néanmoins
réaffirmé que le conflit irakien avait
entraîné une « expansion » du
terrorisme international, et fait une nouvelle fois part
de ses réserves à l’égard de
l’alliance américano-britannique.  « Il
est certes toujours possible d’organiser le monde
selon une logique de puissance. Mais
l’expérience nous enseigne que ce type
d’organisation est par définition instable et
mène, tôt ou tard, à la crise ou à
l’affrontement », a également argué
Jacques Chirac. Quant au conflit irakien, il fait
désormais partie du passé : « Qui avait
tort ? Qui avait raison ? L’histoire seule pourra en
juger », a ainsi estimé le président
français.

Jacques Chirac s’est  également dit une
nouvelle fois convaincu que l’Europe était un
acteur important des relations
internationales, notamment dans le cadre d’un
monde multipolaire et de plus en plus
interdépendant.

Tony Blair s’est lui aussi voulu conciliant,
déclarant notamment : « Je dois dire que sur la
question de l’Irak, je pense que les différences
au moment du conflit sont bien connues, mais […]
tous les deux nous voulons voir un Irak stable et
démocratique et, tous les deux nous allons faire ce
que nous pouvons pour que cela se produise ».

De source diplomatique, on indiquait que les deux
dirigeants, qui avaient rarement paru aussi proches dans
le passé, souhaitaient désormais tourner la
page et oublier leurs désaccords
récents.