Bruxelles recherche des candidats pour les prochaines élections européennes

Les partis politiques devraient nommer un candidat au poste de président de la Commission européenne pour les élections européennes de 2014. Ils devraient également afficher leur affiliation à un parti politique européen, a recommandé l’exécutif européen hier (12 mars).

EURACTIV.com

Les partis politiques devraient nommer un candidat au poste de président de la Commission européenne pour les élections européennes de 2014. Ils devraient également afficher leur affiliation à un parti politique européen, a recommandé l’exécutif européen hier (12 mars).

Les partis politiques devraient nommer un candidat au poste de président de la Commission européenne pour les élections européennes de 2014. Ils devraient également afficher leur affiliation à un parti politique européen, a recommandé l’exécutif européen hier (12 mars).

Selon des sources du Parlement européen, la décision de la Commission n'est pas surprenante, car la désillusion à l'égard des familles politiques européennes traditionnelles semble de plus en plus présente à la suite d'élections nationales en Italie et ailleurs.

Lors des élections européennes de 2009, le taux moyen de participation dans les 27 États membres était de 43 %. Le taux le plus faible a été enregistré en Slovaquie (19,6 %) et en Lituanie (20,4 %) alors qu'il était le plus élevé en Belgique (91 %), où le vote est obligatoire.

Des sources du Parlement ont déclaré à EURACTIV que les eurodéputés craignaient qu'en l'état actuel, les prochaines élections européennes ressemblent aux dernières élections italiennes et que de nouveaux partis tels que le Mouvement cinq étoiles de Beppe Grillo et le Parti pirate occupent le devant de la scène.

Le Conseil de l'Union européenne a approuvé le 12 mars une demande du Parlement qui vise à anticiper les élections aux 22 et 25 mai, au lieu du mois de juin comme prévu initialement.

L'objectif est d'accroître le taux de participation des électeurs, car de nombreux Européenns prennent leurs vacances en juin. Il semblerait également que le groupe libéral ADLE, à l'origine du changement de date, souhaite accorder à son chef de file, Guy Verhofstadt, un avantage dans sa course au poste de président de la Commission.

Comme l'a rapporté EURACTIV, les libéraux européens peinent à trouver un candidat au poste de président de la Commission, car le secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, un libéral danois, est pressenti à une autre fonction : président du Conseil européen.

Il semble peu probable que les membres d'une même famille politique soient à la tête de deux des plus hauts postes de l'UE.

Étant donné que le mandat de M. Rasmussen expire en juillet 2014, les élections de mai la même année devraient tourner à l'avantage de M. Verhofstadt. Les libéraux devraient nommer leur(s) candidat(s) aux élections européennes lors d'un forum en mai de cette année.

Le Parti socialiste européen (PSE) prépare également les élections. Lors du congrès du PSE en septembre 2012, le président Sergueï Stanichev a déclaré que les membres du PSE en Europe s'uniraient afin de nommer un candidat au poste de président de la Commission et consacreraient l'année 2013 à la sélection de ce candidat.

Le président du Parlement, Martin Schulz, très apprécié dans les cercles politiques de centre-gauche de nombreux pays, est en tête de la liste des candidats potentiels. Les socialistes espèrent, en coulisse, remporter les élections européennes en dépassant le Parti populaire européen (PPE) de centre-droit. M. Schulz se verrait alors octroyer le poste de président de la Commission.

Il est toutefois difficile de connaître le choix du groupe du PPE. Les membres du PPE ont discuté de la préparation des élections européennes lors d'un sommet à Chypre le 11 janvier, mais ils n'ont pas encore pris de décisions importantes. Le PPE précise qu'il a lancé pour la première fois la procédure de nomination d'un candidat au poste de président de la Commission depuis 2004, après les élections, et à nouveau en 2009, en amont des élections.

À la suite de ces deux procédures, ils ont désigné le premier ministre portugais José Manuel Barroso comme candidat. Une troisième nomination de M. Barroso n'est pas à exclure, étant donné que la vice-présidente de la Commission Viviane Reding a recommandé sa renomination. Mme Reding est toutefois considérée comme une candidate éventuelle du PPE.

Une nouvelle enquête Eurobaromètre appuie la recommandation de la Commission adoptée hier. Selon cette enquête, 84 % des personnes estiment que des informations supplémentaires sur les conséquences de l'UE dans la vie quotidienne, sur les programmes des partis au Parlement et sur les élections elles-mêmes augmenteraient le taux de participation.

Quelque 73 % considèrent également que des informations supplémentaires sur les affiliations des candidats à un parti politique européen encourageraient les électeurs à voter. Selon 62 % des candidats de partis au poste de président de la Commission et une seule journée de votes renforceraient le taux de participation.