Bulgarie et Roumanie ont encore des progrès à faire contre la corruption
Depuis leur adhésion en 2007, les deux pays sont toujours sous surveillance en raison de la corruption endémique qui gangrène encore leur fonctionnement. Le dernier rapport de la Commission pointe du doigt de nombreuses insuffisances, malgré les efforts entrepris.
Depuis leur adhésion en 2007, les deux pays sont toujours sous surveillance en raison de la corruption endémique qui gangrène encore leur fonctionnement. Le dernier rapport de la Commission pointe du doigt de nombreuses insuffisances, malgré les efforts entrepris.
La Bulgarie et la Roumanie (2007), les deux derniers pays entrés dans l’Union européenne, sont toujours sous surveillance.
L’importance de la corruption et la faiblesse de leurs systèmes judiciaires ont poussé les autorités européennes à mettre en place un mécanisme de coopération et de vérification chargé d’évaluer les engagements pris par les deux pays pour réformer ces deux domaines.
Dans le cas de la Bulgarie, il faut aussi rajouter la lutte contre la criminalité organisée.
Haut lieu
Sofia est particulièrement critiquée par le rapport annuel de la Commission européenne, publié le 20 juillet. Des efforts ont été faits mais rien n’a été accompli pour s’attaquer à la corruption de haut niveau, note le texte.
De plus, l’exécutif européen doute de la réelle volonté des instances judiciaires bulgares à se réformer de l’intérieur en mettant l’accent sur la responsabilisation et le développement des pratiques professionnelles des juges qui doivent pourtant être améliorées « de toute urgence ».
Respecter les délais
De son côté, la Roumanie fait presque figure de bon élève. Le rapport « met en avant les mesures importantes prises » pour améliorer le système judiciaire, rétablir le fondement juridique de l’Agence nationale pour l’intégrité et poursuivre la préparation de la mise en œuvre de quatre nouveaux codes juridiques.
Mais les résultats ne sont pas encore suffisants. « La Roumanie doit agir d’urgence pour accélérer les procès pour corruption de haut niveau et empêcher leur annulation pour dépassement du délai de prescription », indique le document de la Commission selon lequel « la lutte contre la corruption doit rester une priorité absolue ».
Priorité absolue
En 2012, cela fera cinq ans que la Roumanie et la Bulgarie sont dans l’Union européenne. A cette occasion, la Commission européenne a prévu de rédiger un rapport détaillé des progrès réalisés depuis 2007. Mais aucune levée du mécanisme de surveillance n’est pour le moment envisagée. La Croatie, qui devrait adhérer à l’Union européenne en 2013, pourrait être soumise au même régime.
La Bulgarie et la Roumanie sont aussi candidates pour intégrer pleinement l’espace Schengen, ce à quoi sont opposés, pour le moment, des pays comme la France, l’Allemagne ou les Pays-Bas.