'Ciel ouvert' transatlantique : le Royaume-Uni amené à reculer [FR]

En amont du vote au Conseil des ministres du 22 mars 2007, le Royaume-Uni a indiqué ne pas s'opposer à la conclusion d'un pacte libéralisant le trafic aérien entre l'UE et les Etats-Unis, mais persiste à chercher des concessions de dernière minute.

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En amont du vote au Conseil des ministres du 22 mars 2007, le Royaume-Uni a indiqué ne pas s’opposer à la conclusion d’un pacte libéralisant le trafic aérien entre l’UE et les Etats-Unis, mais persiste à chercher des concessions de dernière minute.

Malgré l’insatisfaction de Londres à l’égard de ce projet, des officiels britanniques ont indiqué ne pas vouloir risquer une dispute diplomatique avec leurs homologues européens en tentant d’empêcher son adoption lors du vote au Conseil du 22 mars 2007.

L’opposition des Britanniques à cet accord est marginale, ce qui les contraindrait à ouvrir à la concurrence la lucrative liaison aérienne entre Heathrow et les Etats-Unis, en-sus des quatre compagnies actuellement autorisées à la desservir (BA, Virgin, American Airlines et United Airlines) – mouvement salué par les autres compagnies aériennes européennes.

Des diplomates britanniques ont déclaré qu’ils essaieraient néanmoins d’apporter au texte des modifications de dernière minute, notamment le renvoi au printemps 2008 de l’application de cet accord (au lieu de fin octobre 2007), date à laquelle l’aéroport d’Heathrow inaugurera son nouveau terminal ultramoderne, destiné à British Airways.

Ils chercheront également à s’assurer sérieusement que les Etats-Unis ouvrent également leur marché à la concurrence en levant dans un deuxième temps les restrictions sur la propriété des compagnies étrangères. Le refus des Américains de concéder toute marge de manoeuvre dans ce domaine est la principale source d’irritation des Britanniques.

Le Royaume-Uni fera donc son possible pour exclure automatiquement du pacte tout accord européen dans le cas où Washington refuserait toujours après 2010 le droit aux compagnies aériennes et aux particuliers de l’UE d’investir dans des compagnies aériennes américaines, de les diriger et de proposer des vols entre les différents Etats des Etats-Unis.

Conséidérant les précédentes impasses, les autres Etats membres devraient se montrer peu désireux de modifier ce texte.