Copenhague préside l’UE pendant six mois

Le Danemark, qui succède à la Pologne, assure pour la 7ème fois la présidence tournante de l’UE. Le pays devra défendre les intérêts des pays non membres de la zone euro, tandis qu’un nouveau traité visant à protéger la crédibilité de la monnaie unique devrait être signé en mars.

EURACTIV.fr
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Le Danemark, qui succède à la Pologne, assure pour la 7ème fois la présidence tournante de l’UE. Le pays devra défendre les intérêts des pays non membres de la zone euro, tandis qu’un nouveau traité visant à protéger la crédibilité de la monnaie unique devrait être signé en mars.

Le royaume de 5,6 millions d’habitants a pris, dimanche 1er janvier, la tête de l’Union Européenne pour six mois. Une cérémonie officielle est prévue le 11 janvier, à l’occasion d’une visite de la Commission européenne.

Priorités de la présidence danoise

Mi-décembre, le ministre danois des Affaires européennes, Nicolai Wammen, alors de passage à Bruxelles, avait annoncé les priorités de la présidence tournante de son pays au premier semestre de 2012.

Copenhague veut une UE « responsable » qui mette en place les engagements pris lors des différents sommets européens afin de sortir la zone euro de la crise. La social-démocrate Helle Thorning-Schmidt, à la tête du gouvernement depuis septembre, a promis de tout faire pour favoriser la concertation entre les 17 pays de la zone euro et les dix autres membres de l’UE sur les sujets concernant l’Union à 27.

Autre priorité pour le pays ayant l’une des politiques d’immigration les plus restrictives d’Europe : maintenir les efforts pour renforcer les contrôles aux frontières extérieures de l’UE. « Nous avons besoin d’une Europe sûre. À l’ère de la mondialisation, la sécurité et la liberté de nos citoyens ne peuvent être assurées que par des efforts concertés au niveau européen », a-t-elle déclaré.

Le Danemark devra également arbitrer les négociations sur le budget de l’UE pour 2014-2020. Enfin, tandis que l’aggravation de la crise de la dette et l’enchaînement des programmes d’austérité pose la question d’un retour à une croissance durable dans l’UE, le Danemark prévoit de faire de l’économie verte le nouveau pilier de la compétitivité européenne.

Chypre se prépare

Le 1er juillet 2012, le Danemark laissera la main à Chypre, dernier maillon du « trio » formé avec Varsovie pour assurer une continuité dans les politiques menées par l’UE.