Crédit & PME : le gouvernement irlandais consulte les banques [FR]

Des inquiétudes sur la réticence des banques à accorder des prêts aux entreprises ont conduit le ministre irlandais au Commerce à entamer une tournée du pays pour rencontrer les banques.

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Des inquiétudes sur la réticence des banques à accorder des prêts aux entreprises ont conduit le ministre irlandais au Commerce à entamer une tournée du pays pour rencontrer les banques.

L’inquiétudes a régné sur les PME irlandaises : les petites et moyennes entreprises viables du pays sont poussées à la faillite à cause de la menace conjuguée des retards de paiements et de la réticence des banques à accorder des prêts.

L’association irlandaise des petites et moyennes entreprises (ISME) a déclaré que les entreprises attendaient maintenant 73 jours pour être payées – en augmentation par rapport à 68 jours dans le premier quart de l’année. Comparé à il y a un an, 57  % de ceux qui se sont exprimés à l’occasion d’une enquête de l’ISME ont affirmé qu’il devaient attendre plus longtemps avant d’être payés, alors que seulement 6 % notaient une amélioration.

L’accès au crédit bancaire pour les entreprises viables est vital si nous devons nous assurer que notre secteur d’entreprise survive aux difficultés économiques actuelles et se positionne pour bénéficier d’une reprise internationale, a déclaré Billy Kelleher, ministre pour l’industrie et le commerce.

Des rencontres avec des groupes d’entreprises, des agences gouvernementales, des représentants du tourisme et des banques vont avoir lieu dans huit endroits différents dans les prochaines semaines. J’utiliserai aussi cette opportunité pour souligner les politiques et actions gouvernementales relatives aux prêts bancaires, a affirmé M. Kelleher.

Le gouvernement irlandais a établi un nouveau Groupe d’apurement de la fourniture de crédit, qui devra identifier les circuits spécifiques où le flux de crédit aux entreprises viables semble être bloqué.

Pendant ce temps, le gouvernement en difficulté du premier ministre irlandais Brian Cowen a dévoilé un groupe de travail sur l’innovation chargé de développer l’économie intelligente. Le groupe de dirigeants d’entreprises et de consultants travaillera pour positionner l’Irlande en tant que centre international d’innovation et on s’attend à ce qu’il améliore les taux de commercialisation des recherches. 

Le groupe de travail inclura aussi les chefs de Enterprise Ireland, IDA Ireland, Science Foundation Ireland, l’Autorité de l’enseignement supérieur et des représentants des Directions de l’éducation et de la science, des entreprises, du commerce et de l’emploi, et des finances. 

En surmontant la pire récession mondiale de notre vie, il est vital pour nous de positionner l’Irlande de façon à ce que nous prenions avantage de l’éclaircie quand elle se présentera. Nous devons penser intelligemment, travailler intelligemment et être intelligents pour bâtir notre avenir, a déclaré M. Cowen. 

L’Irlande du futur sera une économie intelligente, de haute valeur, tournée vers l’exportation. Elle hébergera quelques-unes des multinationales à fort potentiel de recherche qui comptent au niveau mondial, dont un certain nombre seront dans des mains irlandaises. Elle aura des milliers de petites ou moyennes entreprises innovantes, a ajouté le premier ministre. 

M. Cowen a essuyé plusieurs tempêtes politiques importants lors des élections européennes et locales en juin, mais il a été stimulé par un sommet du Conseil européen couronnée de succès, au cours duquel des garanties juridiquement obligatoires ont été assurées, ouvrant la voie à un second référendum sur le traité de Lisbonne. 

La semaine dernière, le Fonds monétaire international a publié un rapport accablant sur la gestion de l’économie par M. Cowen en tant que ministre des Finances. Cependant, le FMI a aussi approuvé d’autres mesures prises par le gouvernement irlandais pour s’attaquer à la crise. Le plan de relance irlandais inclut l’établissement d’une « structure de défaisance » pour que les institutions financières se débarrassent des actifs toxiques, afin d’obtenir un flux de crédit vers les entreprises.