Crise en Ukraine : La France appelle à une « désescalade » des tensions
Dans le cadre de la crise entre la Russie et l’Ukraine, l’Elysée a informé, lundi 24 janvier au soir, que la situation était « très volatile » et qu’il fallait éviter « le caractère auto-réalisateur » de la crise.
Dans le cadre de la crise entre la Russie et l’Ukraine, l’Elysée a informé, lundi 24 janvier au soir, que la situation était « très volatile » et qu’il fallait éviter « le caractère auto-réalisateur » de la crise.
Plus précisément, les raisons de cette « volatilité » sont liées à la « présence militaire russe de l’autre côté de la frontière ukrainienne », ainsi qu’aux « mouvements militaires russes en Biélorussie », mais aussi aux cyber-attaques répétées contre l’Ukraine.
Face à cette tension croissante, l’Elysée a indiqué « que les Européens doivent […] parler d’une seule voix sur tous les aspects de la question » tout en étant « attentifs à ne pas créer d’ambiguïté supplémentaire ».
L’Elysée a précisé qu’Emmanuel Macron était en contact avec les principaux chefs d’Etat et de gouvernement dans le but d’apaiser les tensions et de consolider l’aide aux Ukrainiens et aux pays européens touchés par la crise, comme « la Lituanie, l’Estonie et bientôt la Roumanie ». Sur les réactions plus alarmistes des Etats-Unis et du Royaume-Uni, l’essentiel est que « nous partagions la même préoccupation et le même constat », selon l’Elysée.
Par ailleurs, le président français a souhaité davantage associer les autorités européennes à ce processus, afin d’envoyer un message d’unité, de « solidarité et de robustesse » de la part des Européens, pour éviter que la crise ne s’amplifie.
L’Élysée a également tenu à souligner que « si la Russie agresse l’Ukraine, la réponse sera massive », sans énumérer les sanctions envisagées, afin d’éviter l’escalade, et dans l’espoir que « la possibilité de sanctions » permette « d’éviter la crise ».
Afin d’entreprendre « la voie de la désescalade », le président Macron rencontrera Vladimir Poutine « dans les prochains jours » afin que « les intentions de chacun puissent être clarifiées » par des mesures tangibles : à tout le moins, une « expression des autorités russes » susceptible de les rassurer sur la situation, ou plus concrètement, « une réduction du dispositif militaire », la « volatilité » évoquée reposant sur l’ambiguïté des intentions des Russes.
Du côté européen et français, « toutes les ressources de la diplomatie » doivent être utilisées pour garantir la sécurité du continent, a ajouté l’Elysée.