Déclaration de Berlin : L'Allemagne gagne le soutien polonais [FR]

Après la visite de la chancelière allemande, Angela Merkel, à Varsovie les 16 et 17 mars 2007, la Pologne a accepté de soutenir la Déclaration de Berlin et ce, bien que le texte ne fasse pas référence à la chrétienté. La voie est désormais dégagée pour commémorer cette semaine les 50 ans du Traité de Rome.

Après la visite de la chancelière allemande, Angela Merkel, à Varsovie les 16 et 17 mars 2007, la Pologne a accepté de soutenir la Déclaration de Berlin et ce, bien que le texte ne fasse pas référence à la chrétienté. La voie est désormais dégagée pour commémorer cette semaine les 50 ans du Traité de Rome.

Le président polonais, Lech Kaczynskia, a déclaré à la télévision nationale que la Pologne signerait la Déclaration de Berlin, qui marquera le 50ème anniversaire de l’UE le 25 mars 2007.

Lech Kaczynskia a déclaré : « Nous émettons des réserves sur certaines parties de la déclaration, mais en refusant de la signer, nous aurions été le seul pays à le faire ». 

La Pologne a exprimé son mécontentement sur l’absence de référence faite à Dieu ou à la chrétienté dans la déclaration d’anniversaire, mais la présidence allemande souhaite que le texte reste vague et court. 

La déclaration doit souligner les accomplissements historiques, les valeurs communes ainsi que les défis à venir mais elle doit égalerment définir les orientations d’un nouveau traité afin de sortir de l’impasse institutionnelle. Cependant, d’après des officiels allemands, la déclaration ne mentionnera pas directement la Constitution européenne. 

Les citoyens, quant à eux, semblent éprouver des sentiments partagés à l’égard de l’UE elle-même. Selon un sondage récent de FT/Harris effectué dans les cinq plus grands Etats membres, 25% des personnes interrogées considèrent que leur pays a bénéficié de leur adhésion à l’UE, alors que 44% considèrent que la situation de leur pays s’est dégardée depuis leur adhésion. Le sondage révèle également que les personnes interrogées associent l’UE au marché commun (20%) et à la bureaucratie (20%) plus qu’à la démocratie (9%).

Cependant, un autre sondage français sur l’héritage culturel semble plus optimiste. D’après un sondage mené par l’Institut Ipsos dans cinq pays européens, plus de la moitié (58%) des personnes interrogées considère que l’Europe a contribué à la protection de leur patrimoine national.