Élection historique à Monaco : une seule alliance remporte tous les sièges
Les élections du parlement national à Monaco, dimanche, sont historiques à plus d’un titre : l’alliance promonarchie a remporté à elle seule tous les sièges, alors que le taux de participation a atteint le niveau le plus bas jamais enregistré.
Les élections du parlement national à Monaco, dimanche (5 février), sont historiques à plus d’un titre : l’alliance promonarchie a remporté à elle seule tous les sièges, alors que le taux de participation a atteint le niveau le plus bas jamais enregistré.
L’Union nationale monégasque (UNM), une alliance qui réunit des partis libéraux, de centre droit et conservateurs, a remporté les 24 sièges disponibles et 89,6 % du vote populaire, selon les résultats définitifs publiés lundi (6 février). Le nouveau parti de centre gauche et écologiste, Nouvelles idées pour Monaco (NIM), n’a obtenu que 10,4 % des voix, ce qui, en vertu du système électoral monégasque, n’est pas suffisant pour obtenir un siège.
L’alliance UNM est constituée de tous les partis qui ont participé à la précédente élection du parlement national en 2018. Tous s’opposent à l’intégration du pays dans l’Union européenne et soutiennent la monarchie.
Ils siègent avec le Parti populaire européen (PPE) et les groupes libéraux de l’Alliance des libéraux et des démocrates pour l’Europe (ALDE) au sein de l’Assemblée parlementaire au Conseil européen.
Par ailleurs, le taux de participation s’est effondré de façon spectaculaire dans la Principauté, passant de 74,6 % à seulement 57,3 %. Il s’agit du taux de participation le plus bas depuis la Seconde Guerre mondiale au moins. En effet, seulement 4 348 Monégasques se sont rendus aux urnes.
À l’instar du Liechtenstein, un autre micro-État doté d’un solide secteur financier qui a été critiqué comme étant un paradis fiscal, Monaco a toujours eu l’un des électorats les plus conservateurs d’Europe, ce que confirment les résultats des élections de cette semaine.
Le parlement monégasque reste faible, puisque le Prince peut le dissoudre à tout moment, à condition que de nouvelles élections soient organisées dans les trois mois.
En ce qui concerne le Premier ministre, ce dernier est choisi et nommé par le monarque après consultation avec le gouvernement français. Il ne doit pas nécessairement être issu des rangs des parlementaires.