Emmanuel Macron fustige la Pologne avant le sommet climat à l’ONU
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PARIS
Choc climatique. Après son premier clash climatique avec le président américain Donald Trump en 2017 avec sa fameuse promesse de « rendre la planète grande à nouveau », le président français Emmanuel Macron a maintenant pris la Pologne pour cible de manière peu diplomatique en vue du sommet climatique des Nations Unies à New York.
« Marcher tous les vendredis pour dire que la planète brûle, c’est bien, mais ce n’est pas le problème », a dit Macron à des journalistes en amont du sommet, ajoutant que les gens devraient « aller protester en Pologne ! Aidez-moi à faire bouger ceux que je ne peux pas faire avancer. »
Emmanuel Macron a également déclaré que la Pologne avait bloqué ses efforts pour que l’UE s’engage en faveur de la neutralité carbone d’ici à 2050, de même que la République tchèque, la Hongrie et l’Estonie.
La France, la Grèce et la Bulgarie se sont engagées à actualiser leurs objectifs nationaux en matière d’énergies renouvelables et à porter la part de l’éolien, du solaire et des autres énergies renouvelables à respectivement 33 %, 35 % et 27 % de leur consommation énergétique d’ici à 2030.
Le vice-ministre polonais des Affaires étrangères, Szymon Szynkowski vel Sek, a déclaré le 23 septembre qu’Emmanuel Macron savait que la Pologne travaillait dur à la réduction de ses émissions de carbone. Mais Emmanuel Macron a insisté : « Je ne stigmatise personne. Mais je veux convaincre nos amis polonais qu’il est bon pour eux de passer à autre chose », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.
Les commentaires d’Emmanuel Macron ont également suscité quelques réactions en France, où le leader d’extrême gauche Jean-Luc Mélenchon a tweeté que « le roi du dédain a parlé ». Par ailleurs, le climatologue Gaël Giraud a rappelé que la France n’était pas particulièrement une championne de la lutte contre le réchauffement climatique, même si le président français aime se présenter comme un champion sur la scène internationale en matière d’environnement.
S’adressant à l’Assemblée générale des Nations Unies, la présidente croate Kolinda Grabar-Kitarović a déclaré : « Les zones côtières croates, qui comptent parmi les plus propres et des plus merveilleuses du monde, sont gravement touchées par la mauvaise gestion des déchets de nos pays voisins du Sud. » Sans citer le Monténégro et l’Albanie, elle a appelé les pays voisins à cesser de jeter des déchets dans nos océans et nos mers.
A Rome, le ministre de l’Éducation Lorenzo Fioramonti (Mouvement Cinq étoiles) a publié un mémo non contraignant à l’intention des administrations scolaires, qui semble justifier l’absence des écoliers qui ont l’intention d’assister à la grève mondiale du climat le 27 septembre. Bien que le dernier mot revienne aux doyens de tout le pays, certains parents ont déjà critiqué la note, affirmant qu’elle encourage les enfants à ne pas aller à l’école. (Euractiv.fr/ Gerardo Fortuna, Euractiv.com/Željko Trkanjec, Euractiv.hr)
LONDRES
La prorogation du parlement par le Premier ministre britannique Boris Johnson est « illégale, nulle et sans effet », a déclaré la Cour suprême du pays dans une décision du 24 septembre qui, selon les commentateurs, aura « d’énormes conséquences constitutionnelles » sur l’avenir du gouvernement.
Annonçant la décision unanime des juges, la présidente de la Cour, Lady Hale, a déclaré que « l’effet [de la prorogation] sur les fondements de notre démocratie était extrême ». (Samuel Stolton, Euractiv.com)
ATHÈNES
La Grèce honorera l’accord de Prespa. Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a rencontré son homologue macédonien Zoran Zaev à New York et a juré qu’Athènes respecterait l’accord de changement de nom. Selon l’agence de presse Athènes-Macédoine, Kyriakos Mitsotakis a déclaré à Zoran Zaev qu’il n’aurait pas signé lui-même l’accord de Prespa, mais qu’il était maintenant obligé de le respecter. Il a également exhorté la Macédoine du Nord à éviter tout retard dans le respect des obligations de l’accord, en particulier celles relatives à la protection des marques.
Kyriakos Mitsotakis, contrairement à la ligne officielle de sa famille politique de centre droit (PPE), s’est farouchement opposé à l’accord de Prespa quand il était dans l’opposition. Le parti de gauche Syriza, actuellement dans l’opposition et qui avait signé l’accord de Prespa, a accusé Kyriakos Mitsotakis d’hypocrisie et de jeux politiques dangereux au détriment des intérêts nationaux du pays.
VARSOVIE/BERLIN
Accord de défense avec les États-Unis. Le président polonais Andrzej Duda a signé un accord avec son homologue américain Donald Trump pour approfondir la coopération en matière de défense. Il a notamment été convenu qu’il y aurait six nouveaux sites sur le territoire polonais où les troupes et l’équipement américains seraient stationnés. Donald Trump a également indiqué que la Pologne se rapprochait des exigences du programme d’exemption de visa, ce qui signifie qu’il pourrait être possible pour les Polonais de voyager sans visa aux États-Unis d’ici à la fin de l’année.
En outre, l’Allemagne a promis de renforcer son engagement militaire. Au cours d’une visite à Washington, la ministre de la Défense Annegret Kramp-Karrenbauer a rencontré son homologue américain Mark Esper dans le but d’améliorer les relations actuellement tendues entre les deux pays. Elle a souligné la nécessité d’accroître la coopération militaire avec les États-Unis et a également annoncé son soutien à une mission maritime dans le détroit d’Ormuz. Cependant, l’Allemagne ne participera qu’à une mission européenne, a-t-elle ajouté. Ces remarques faisaient suite à une déclaration conjointe de l’Allemagne, de la France et du Royaume-Uni dans laquelle l’Iran était tenu pour responsable des attaques contre deux installations pétrolières saoudiennes et soutenait donc les conclusions américaines sur ces événements.
Annegret Kramp-Karrenbauer a par ailleurs réaffirmé l’engagement de l’Allemagne à l’égard des objectifs de dépenses fixés par l’OTAN en matière de défense. Il s’élèvent bien à 2 % du PIB du pays, mais à long terme. « Pour 2024, mon objectif est de 1,5 %, dit-elle. “Ce n’est pas qu’une question d’argent. C’est aussi une question d’engagements internationaux”, a-t-elle ajouté. (Łukasz Gadzała, Euractiv.pl/ Euractiv.de)
BUCAREST
Laura Codruţa Kovesi bientôt procureure en chef de l’UE. Les négociateurs du Parlement européen et du Conseil ont convenu de nommer Laura Codruţa Kovesi à la tête du nouveau ministère public de l’UE, mardi 24 septembre. Le Parlement européen a choisi Laura Codruţa Kovesi comme candidate et l’équipe des députés européens a soutenu la ressortissante roumaine tout au long des négociations malgré l’opposition du Conseil au début de cette année. L’accord doit être formellement approuvé par le Parlement et le Conseil. Le ministère public européen sera chargé d’enquêter, de poursuivre et de traduire en justice les cas de fraude et de corruption liés au budget de l’UE. À ce jour, 22 pays de l’UE y participent. (Euractiv.ro)
BELGRADE/ZAGREB
Un échange qui ouvrirait la boîte de Pandore. Lors d’une réunion avec le Secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres, qui s’est concentrée sur la situation en Bosnie-Herzégovine et les relations entre Belgrade et Pristina, le président croate Kolinda Grabar-Kitarovic a déclaré qu’un échange de territoires entre Belgrade et Pristina serait une mauvaise idée qui ouvrirait une boîte de Pandore dans la région de l’ancienne Yougoslavie et entraînerait diverses demandes pour un échange territorial. Selon un communiqué publié sur le site Internet de Kolinda Grabar-Kitarovic, les discussions ont également porté sur la situation en Europe du Sud-Est et sur la prise en charge par la Croatie de la présidence du Conseil au premier semestre 2020.
La “correction des frontières” a été une tentative de résoudre la question du Kosovo. La haute représentante des États-Unis et de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, a soutenu cette idée. (beta.rs, Euractiv Serbie/Željko Trkanjec, Euractiv.hr)