Eoliennes en mer, l’examen des dossiers a commencé

Une dizaine d’offre ont été déposées à la Commission de régulation de l’énergie qui rendra son avis d’ici début avril. Des industriels allemand soupçonnent le gouvernement de favoriser les Français.

EURACTIV.fr

Une dizaine d’offre ont été déposées à la Commission de régulation de l’énergie qui rendra son avis d’ici début avril. Des industriels allemand soupçonnent le gouvernement de favoriser les Français.

Le premier appel d’offre sur la construction de 500 à 600 éoliennes en mer représente une puissance de 3000 mégawatts et un investissement de 10 milliards d’euros. 

Parmi les dossiers soumis à la Commission de régulation de l’énergie, mercredi 11 janvier, figurent trois consortiums menés par EDF Energies nouvelles, GDF Suez et l’espagnol Iberdrola.

Selon le ministère de l’Ecologie, l’appel d’offre est guidé par trois principes : « Produire de l’électricité à un coût maîtrisé (40% de la note finale), développer une véritable filière industrielle (40%), et respecter l’environnement et les usages existants du domaines maritimes (20%). »

Favoritisme

Le jour du dépôt des offres, la  fédération allemande des machines-outils VDMA, qui comprend le secteur des éoliennes, a fait part de ses doutes sur les intentions du gouvernement français et mis en garde contre la tentation du favoritisme dans l’attribution de ces énormes marchés d’éoliennes offshore en France.

« Nous entendons au niveau européen une grande inquiétude, qui serait que la France crée un précédent en favorisant son industrie pour les appels d’offres publics », a déclaré à l’AFP un porte-parole de la puissante fédération.

« Il n’y a eu et il n’y aura aucun favoritisme dans cette procédure d’appel d’offres, qui est ouverte, transparente, et non discriminatoire », a répliqué un porte-parole du ministère français de l’Energie, interrogé par l’agence sur ces inquiétudes allemandes.

La Commission de régulation de l’énergie doit rendre son avis d’ici début avril. 

De façon générale, le développement des éoliennes en mer doit aider la France à atteindre son objectif de 23% d’énergies renouvelables en 2020, acté par les États européens fin 2008 et repris par le Grenelle de l’environnement.