Erasmus : 3 millions d'étudiants depuis 1987

Les étudiants français sont parmi les plus nombreux à partir étudier en Europe et les universités françaises restent prisées.

EURACTIV.fr

Les étudiants français sont parmi les plus nombreux à partir étudier en Europe et les universités françaises restent prisées.

Nouveau seuil symbolique franchi pour Erasmus. Depuis 1987, plus de trois millions d’étudiants de l’Union européenne (avec l’Islande, la Norvège, la Suisse de la Turquie) sont partis pendant au moins un semestre à l’étranger dans le cadre de leurs études.

La France comme pays d’accueil ou comme pays de départ, se place dans le trio de tête.

Pour l’année universitaire 2011-2012, l’Hexagone a accueilli un peu moins de 30 000 étudiants (2ème pays après l’Espagne). Les Allemands constituent le plus gros bataillon, juste devant les Espagnols, les Italiens, les Britanniques et les Polonais. Les univerités de Strasbourg, Lyon ou Nantes sont particulièrement prisées, bien plus que celles de Paris. 

Dans le même temps, près de 33 000 étudiants Français ont profité du programme (3ème derrière l’Espagne et l’Allemagne). Leurs destinations favorites sont l’Espagne, le Royaume-Uni, Allemagne, Italie ou Suède (où la majorité des cours sont en anglais). 

Différence entre les étudiants

Avec 252 827 bénéficiaires en 2011-2012, le programme Erasmus demeure cependant en France et en Europe minoritaire.

Seuls 5% des diplômés français par an ont effectué au moins un semestre dans le cadre d’Erasmus, ce qui est dans la moyenne européenne. Toutefois, les bourses octroyées par la France sont inférieures à celles de ses voisins, 191 euros contre 252 en général. 

La mobilité étudiante dépend aussi des filières. Les étudiants en sciences sociales, sciences humaines, en Institut d’études politiques, en cursus ingénieur ont plus de possibilités de partir que les étudiants en médecine, sciences dites dures. Pire, pour les classes préparatoires, BTS ou IUT, le programme n’existe tout simplement pas.

« Erasmus + »

Sur le fil du rasoir lors des négociations, la mobilité à l’étranger dans l’enseignement supérieur a vu finalement son budget augmenter de 40% pour la période 2014-2020 (14,5 milliards d’euros). C’est le programme « Erasmus + »

En plus de vouloir accroître le nombre de bénéficiaires (20% d’étudiants européens d’ici 2020), la Commission européenne souhaite faciliter l’accès des étudiants au crédit pour compenser l’insuffisance des bourses. Ces crédits seraient réservés en priorité aux étudiants en Master, en raison des coûts des formations.