Eurobaromètre : le taux de participation devrait augmenter lors des élections européennes de 2024

Le taux de participation aux élections européennes de 2024 devrait augmenter, selon un sondage européen publié mardi : 67 % des personnes interrogées ont déclaré qu’elles seraient susceptibles de voter si les élections avaient lieu la semaine prochaine, contre 58 % en avril 2018.

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L’apathie des électeurs est depuis longtemps l’une des principales préoccupations des responsables du Parlement européen à l’approche des scrutins européens. [[Shutterstock]]

Le taux de participation aux élections européennes de 2024 devrait augmenter, selon un sondage européen publié mardi (6 juin) : 67 % des personnes interrogées ont déclaré qu’elles seraient susceptibles de voter si les élections avaient lieu la semaine prochaine, contre 58 % en avril 2018.

Le sondage, publié par Eurobaromètre, indique également que 56 % des personnes interrogées sont intéressées par les prochaines élections européennes, soit 6 % de plus que lors de l’enquête réalisée en 2018, un an avant les élections européennes de 2019.

Les prochaines élections auront lieu entre le 6 et le 9 juin 2024 en Europe. En France, elles se tiendront le 9 juin.

Le sondage, réalisé par l’institut de sondage Kantar en mars, s’appuie sur plus de 26 000 entretiens en face-à-face et par vidéo dans les 27 pays de l’UE.

Le taux de participation avait atteint les 50 % dans l’ensemble de l’UE en 2019, année au cours de laquelle des députés européens avaient également été élus pour le Royaume-Uni avant la sortie de l’UE du pays en janvier 2020. Il s’agissait d’une augmentation significative par rapport aux 43 % enregistrés en 2009 et 2014.

L’apathie des électeurs est depuis longtemps l’une des principales préoccupations des responsables du Parlement européen à l’approche des scrutins européens.

Sujets clés

Les chiffres suggèrent que la réputation du Parlement européen n’a pas été aussi sérieusement entachée par l’affaire de corruption du Qatargate que ce que certains craignaient au départ.

Certains eurodéputés, anciens et actuels, ont été arrêtés et inculpés dans le cadre de ce scandale qui aurait conduit des députés et des responsables à recevoir des paiements du Qatar et du Maroc en échange de leur influence politique. En réponse, les dirigeants du Parlement ont promis une série de réformes internes en matière de transparence, tandis que la Commission européenne s’apprête à dévoiler une proposition visant à créer un organisme européen chargé des questions d’éthique.

Toutefois, seuls 54 % des citoyens se déclarent satisfaits du fonctionnement de la démocratie européenne.

Par ailleurs, moins de 50 % des personnes interrogées se sont dites favorables à l’appartenance à l’UE de l’Autriche, de la Bulgarie, de la République tchèque, de la Grèce, de l’Italie, de la Roumanie et de la Slovaquie.

Le soutien de l’UE à l’Ukraine après l’invasion du pays par la Russie en février 2022 a été cité par 69 % des personnes interrogées comme la principale réalisation de l’Union au cours du dernier mandat.

Le soutien à la réponse de l’UE à la guerre, caractérisée par une série de sanctions économiques et politiques imposées à la Russie ainsi que par des milliards d’euros d’aide humanitaire et de soutien militaire à Kiev, a enregistré le taux le plus élevé aux Pays-Bas (90 %), en Suède (87 %), en Finlande (87 %) et en Irlande (87 %).

Les répondants de Slovaquie (45 %) et de Grèce (48 %) affichent les taux de satisfaction les plus faibles.

L’enquête dresse en outre un triste bilan de la crise du pouvoir d’achat à laquelle sont confrontés les Européens : 50 % des personnes interrogées font état d’une baisse de leur niveau de vie, tandis que 29 % n’ont pas encore connu cette situation, mais s’attendent à ce qu’elle se produise au cours de l’année à venir.

Cette tendance s’accompagne d’un mécontentement généralisé à l’égard des mesures prises pour améliorer la situation, en particulier en ce qui concerne les factures d’énergie et les prix des denrées alimentaires. Parmi les personnes interrogées, 65 % ont déclaré qu’elles n’étaient pas satisfaites des mesures prises par leur propre pays pour faire face à la crise, tandis que 57 % étaient mécontentes de la réponse apportée par l’UE.