Européennes : le PS défend « un changement de boussole » face au néolibéralisme
Le premier secrétaire du PS Olivier Faure a présenté mardi soir le projet du parti socialiste pour les européennes de 2024, proposant de « changer de boussole » et de « faire basculer l’Europe sur un autre modèle », lors d’un conseil national du parti.
Le premier secrétaire du PS Olivier Faure a présenté mardi soir (5 décembre) le projet du parti socialiste pour les européennes de 2024, proposant de « changer de boussole » et de « faire basculer l’Europe sur un autre modèle », lors d’un conseil national du parti.
Le PS a validé à l’unanimité un texte intitulé « faire basculer l’Europe du néolibéralisme au socialisme écologique ». Un programme qui propose de « bousculer le ronronnement libéral des institutions européennes », par une « rupture » avec le pacte de stabilité européen, a expliqué M. Faure dans son discours à l’issue d’une Convention « Europe » au siège du parti.
Olivier Faure a aussi constaté avec « satisfaction » que « la délégation que nous formons depuis 5 ans avec Place Publique ne pose plus problème pour personne » au sein du PS, et que « la figure contestée » en 2019 de Raphaël Glucksmann , leader de Place Publique, « est aujourd’hui plébiscité e». Le PS n’a pas encore choisi sa tête de liste pour les élections de juin 2024, mais M. Glucksmann devrait être reconduit à ce poste.
Les militants socialistes ont validé début octobre le principe d’une liste autonome de leur parti aux élections européennes, comme les communistes et les écologistes, au grand dam de LFI qui souhaitait une union de la gauche pour cette échéance.
Le programme socialiste validé mardi soir propose « une boussole de progrès », qui passera notamment par « un paquet fiscal », en taxant les plus riches, les superprofits et les entreprises polluantes, afin de financer la transition écologique, a décrit M. Faure.
Soulignant qu’il y avait eu « une brèche » du modèle libéral ces dernières années, par exemple avec « la vaccination » pendant la crise sanitaire, « le plan de relance, le new green deal, la suspension du pacte de stabilité ou la taxe carbone aux frontières », Olivier Faure a assuré que « nous avons une chance, une opportunité ».
« Nous sommes à 33 sièges de faire basculer la majorité au Parlement européen », a-t-il insisté, appelant à « faire de l’éducation populaire partout » pour « montrer ce que l’Europe peut apporter ».
Le PS est actuellement crédité par les sondages d’environ 9 % des voix. En 2019, Raphaël Glucksmann avait recueilli 6,19 % des suffrages.