Faibles perspectives pour un éventuel accord commercial États-Unis- Royaume-Uni
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LONDRES
Un accord commercial avec les États-Unis ne pourrait représenter que 0,16 % du PIB britannique en 2035, a admis lundi 2 mars le ministère britannique du Commerce international (DIT). Un accord commercial « ambitieux et complet » rapporterait 3,4 milliards de livres après 15 ans, a ajouté le DIT, soit une part inférieure aux coûts qu’entraînerait l’absence de négociation d’un pacte avec l’UE avant la fin de la période de transition post-Brexit en décembre 2020. (Benjamin Fox, Euractiv.com)
BERLIN
Un candidat controversé en Thuringe. Björn Höcke, le chef du parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) en Thuringe, a annoncé lundi 2 mars sa candidature dans le cadre de l’élection du ministre-président du Land, qui aura lieu le 4 mars. Il se présentera contre l’ancien titulaire, Bodo Ramelow (Die Linke). (Sarah Lawton, Euractiv Allemagne)
VIENNE
La coalition autrichienne s’efforce de trouver une position commune sur la situation grecque. Depuis son entrée en fonction en janvier, la principale ligne de fracture entre les deux partis de la coalition est la politique migratoire. Le parti conservateur ÖVP maintient une position ferme, tandis que les Verts sont partisans de la diversité et de l’aide humanitaire. La situation aux frontières de l’UE met donc en péril l’harmonie de la coalition. (Philipp Grüll, Euractiv Allemagne)
DUBLIN
Fine Gael hors des négociations gouvernementales. Le Taoiseach (Premier ministre) Leo Varadkar a confirmé que son parti, le Fine Gael, n’était pas en pourparlers avec d’autres partis pour former un programme gouvernemental potentiel. (Samuel Stolton, Euractiv.com)
ATHÈNES
La Grèce libre d’appliquer ses lois à sa frontière. Le Premier ministre, Kyriakos Mitsotakis, s’est entretenu lundi 2 mars avec le président américain Donald Trump, l’informant de la situation aux frontières terrestres et maritimes de la Grèce avec la Turquie, ont indiqué des sources gouvernementales. Kyriakos Mitsotakis a souligné le droit inaliénable de la Grèce à défendre ses frontières et le président Trump a reconnu le droit de la Grèce à appliquer ses lois à ses frontières, a indiqué l’agence de presse Athènes-Macédoine. (Athens-Macedonian News Agency)
HELSINKI
Le peuple sami met en place une commission vérité et réconciliation. Les Samis sont le seul peuple indigène vivant dans l’Union européenne. On compte actuellement entre 75 000 et 100 000 Samis répartis dans le nord de la Suède, en Finlande, en Norvège et en Russie. L’objectif de la commission vérité et réconciliation est d’examiner à la fois les injustices et les discriminations historiques, ainsi que les problèmes actuels qui causent des frictions entre l’État finlandais et le peuple sami. (Pekka Vänttinen)
BRATISLAVA
La politique étrangère n’intéresse pas beaucoup le nouveau Premier ministre. Le futur Premier ministre slovaque, Igor Matovič (OĽaNO), a admis qu’il ne s’était pas vraiment intéressé à la politique étrangère jusqu’à présent. « Je me suis battu pour la Slovaquie, il n’y a eu aucune aide venant de l’étranger, c’est pourquoi je ne me suis pas intéressé à la politique étrangère », a-t-il déclaré lors d’un débat. Il a cependant assuré qu’il n’avait pas l’intention de changer l’orientation pro-occidentale de la politique étrangère slovaque. Interrogé sur les dirigeants étrangers qu’il admire, Igor Matovič a répondu qu’Emmanuel Macron était quelqu’un de bien, et « l’Autrichien aussi ». (Zuzana Gabrižová, Euractiv Slovaquie)
PRAGUE
Mauvaise gestion. Le ministère tchèque des Finances a enregistré un déficit budgétaire de 1,1 milliard d’euros en février. C’est le pire résultat budgétaire mensuel depuis 1993. Le ministère affirme que le budget a été affecté par des paiements irréguliers de l’UE mais admet que le gouvernement a eu des dépenses plus élevées, par exemple pour les retraites. Ce problème a déjà été souligné dans un rapport national publié à la fin févrirer par la Commission européenne, indiquant que le système de retraite actuel constituait un risque pour la viabilité budgétaire de la République tchèque. (Aneta Zachová, Euractiv République tchèque)
SOFIA
Erdogan assure Borissov qu’il n’y aura pas d’agitation à la frontière bulgare. Le Premier ministre bulgare, Boyko Borissov, a échoué lundi 2 mars dans sa mission de médiation à Ankara qui visait à amener la Grèce, la Turquie et les dirigeants européens à se réunir lors d’un sommet à Sofia pour prévenir une nouvelle crise des réfugiés en Europe. Il a cependant obtenu l’assurance du président turc Recep Tayyip Erdoğan qu’Ankara honorerait son engagement de ne pas soumettre la Bulgarie à la pression migratoire. (Georgi Gotev, Euractiv.com)
ZAGREB
Préparation en vue d’une potentielle vague migratoire. Lundi 2 mars, le président Zoran Milanović a révélé qu’il avait convenu avec le Premier ministre, Andrej Plenković, de convoquer prochainement un Conseil de sécurité national en raison d’une potentielle vague migratoire, mais a répété qu’il ne s’attendait pas à ce que cela se produise. (Karla Junicic, Euractiv Croatie)
À propos du coronavirus
MADRID
Les cas de coronavirus en hausse en Espagne. Le nombre de cas de contagion par COVID-19 est passé à 115 en Espagne, avec de nouvelles infections confirmées lundi 2 mars par Fernando Simón, le directeur du Centre espagnol de coordination et d’alerte sanitaire du ministère de la Santé, a rapporté Euroefe. (Euroefe)
LISBONNE
Premiers cas recensés. Deux ressortissants portugais ont été testés positifs au nouveau coronavirus, il s’agit des deux premiers cas au Portugal. Les deux hommes sont hospitalisés à Porto, après avoir séjourné en Italie et en Espagne. Le président du Portugal a qualifié lundi l’apparition de cas confirmés de COVID-19 au Portugal de « nouvelle très attendue », mais a averti qu’il ne fallait pas s’alarmer.
Les autorités portugaises ont également entamé une « enquête épidémiologique » en raison du cas de Luis Sepulveda. L’écrivain chilien, qui vit en Espagne, est infecté par le coronavirus et a assisté la semaine dernière à un festival littéraire au Portugal. La 21e édition du festival Correntes d’Escritas a eu lieu du 18 au 23 février avec la participation de près de 100 auteurs de langue portugaise et espagnole de 14 nationalités qui ont pris part à diverses activités telles que des débats et des rencontres avec le public. (Helena Neves, Francisca Matos et Sílvia Borges Silva, lusa.pt)
PARIS
Troisième décès dû au coronavirus. La France a signalé un troisième décès par coronavirus et 191 cas d’infection lundi. Les fermetures d’écoles ont augmenté, alors que l’épidémie de coronavirus progresse, dans l’Oise mais aussi en Bretagne et en Savoie. Le Salon du livre et le Salon du tourisme ont été annulés, le Louvre a été fermé, et tous les voyages scolaires ont été annulés. L’OCDE prévoit une croissance plus faible pour la France, soit +0,9% contre 1,2% précédemment. (Euractiv France)
ROME
52 morts en Italie. Le chef de la protection civile et commissaire chargé de la lutte contre le coronavirus, Angelo Borrelli, a déclaré lundi 2 mars que 1 835 personnes étaient tombées malades en raison du virus, soit 258 de plus que dimanche.
Il a ajouté que ce chiffre ne comprenait pas les 149 personnes qui se sont remises du coronavirus, soit 66 de plus que le nombre rapporté dimanche 1er mars, et les 52 personnes qui en sont mortes, soit 18 de plus que le 1er mars. (ANSA)
VARSOVIE
Panique face au coronavirus. Bien qu’aucun cas confirmé de coronavirus n’ait été recensé en Pologne, la question de savoir si le pays est prêt à faire face à une éventuelle épidémie fait l’objet d’un vaste débat. Lors d’un débat au Parlement, initié par le Président Andrzej Duda, le gouvernement a rassuré le public en affirmant qu’il était prêt à faire face à tout cas de coronavirus, tandis que l’opposition a demandé combien le gouvernement était prêt à dépenser pour se préparer et a critiqué un projet de loi rédigé à la hâte pour réglementer les actions en cas d’épidémie. (Łukasz Gadzała, Euractiv Pologne)