Faire de l'accès aux informations sur l'UE 'un droit fondamental' [FR]
L'accès aux informations concernant l'Europe dans différentes langues devrait devenir "un droit individuel fondamental", selon un projet de document de la Commission exposant quelques idées visant à gagner "la compréhension et l'accord" des citoyens européens à l'approche des élections européennes de 2009.
L’accès aux informations concernant l’Europe dans différentes langues devrait devenir « un droit individuel fondamental », selon un projet de document de la Commission exposant quelques idées visant à gagner « la compréhension et l’accord » des citoyens européens à l’approche des élections européennes de 2009.
Un projet de document, auquel EURACTIV a eu accès, vise au rapprochement avec les citoyens européens en les encourageant à participer à l’élaboration des politiques européennes.
Le document intitulé « Agenda du citoyen – Communiquer sur l’Europe » cherche à « donner le droit aux citoyens d’exprimer leurs opinions » et à leur fournir « des informations pertinentes sur le fonctionnement de l’UE et sur ses politiques à tous les niveaux ».
Rédigé par les services de la commissaire en charge de la communication, Margot Wallström, ce document affirme l’importance de faire de l’accès à l’information sur l’UE un « droit individuel fondamental », grâce à des débats menés aux « niveaux national, régional et local », et de la mettre à disposition des citoyens dans « la langue de leur choix ». La Commission espère ainsi contribuer à la création d’une sphère publique européenne, depuis longtemps convoitée.
Selon ce document, « les citoyens devraient « être en droit d’utiliser cette information pour influencer les décisions ». Les mesures suivantes sont prévues :
- Désigner des agents de liaison dans chaque Direction Générale de la Commission « afin de promouvoir les relations avec la société civile » dans leurs domaines respectifs.
- Créer des forums de débat par le biais de réseaux aux niveaux local et régional. Des partenariats spécifiques seraient établis entre des groupes sociaux, des organisations professionnelles, des syndicats et des associations du domaine de l’éducation, afin d’encourager la population à participer aux débats et de sensibiliser le public aux questions européennes.
- Renforcer la couverture médiatique sur l’UE :
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- Sur Internet : Améliorer le site Internet europa.eu et encourager la création de nouveaux sites, privés et publics, regroupant texte, son et image, en facilitant l’accès à des fonds éventuels par le biais d’un appel à propositions ouvert.
- A la télévision : Faire de l’offre d’informations relatives à l’Europe « une mission de service public qui serait confiée aux organismes de radiodiffusion publics ou privés ». Des contrats pluriannuels seraient offerts au réseau des organismes de radiodiffusion et aux producteurs européens et pourraient contenir « une charte éditoriale contraignante garantissant la liberté éditoriale des opérateurs ainsi que le respect de l’éthique journalistique ». Le site Internet « Europe by satellite » (EbS) serait également renforcé, éventuellement divisé en deux chaînes, l’une destinée aux journalistes et l’autre à destination du grand public.
- Un calendrier des affaires européennes sera mis en ligne le 1er septembre 2007, qui permettant aux journalistes d’accéder au calendrier des activités des institutions européennes à court, moyen et long terme.
Le document entend également renforcer le dialogue à tous les niveaux (national, régional et local) en établissant des partenariats de gestion qui constitueraient « le principal outil des initiatives conjointes entre l’UE et les Etats membres » sur la politique de communication, et qui comprendraient des représentations nationales de la Commission et du Parlement européen.
Etablis sur une base volontaire, ces partenariats « créeraient des synergies en mettant en commun des ressources humaines et financières et éviteraient le double emploi » entre Bruxelles et les capitales des Etats membres.
Toute communication établie dans le cadre du partenariat assurerait la représentation dans le débat de points de vue différents et favoriserait les relations entre les agendas politiques nationaux, y compris les élections nationales afin d' »encourager une meilleure adaptation de la communication au contexte local ».
Le document précise qu’un partenariat de gestion avec l’Allemagne a déjà été lancé avec succès et que des négociations sont en cours pour en lancer d’autres avec la Hongrie et la Slovénie.
Le Groupe interinstitutionnel d’information (GII) coprésidé par le Parlement européen, le Conseil et la Commission, veillerait à la création de synergies dans les agendas de communication des institutions européennes et fournirait des orientations stratégiques sur les priorités de la communication européenne.