Fêtes chrétiennes oubliées : le temps de la rédemption
La polémique sur l’omission des fêtes chrétiennes dans les agendas distribués par la Commission européenne est close. Le médiateur a estimé que l’erreur commise par Bruxelles était réparée.
La polémique sur l’omission des fêtes chrétiennes dans les agendas distribués par la Commission européenne est close. Le médiateur a estimé que l’erreur commise par Bruxelles était réparée.
Le médiateur européen ne s’acharnera pas. Dans une décision annoncée le 2 mai, le défenseur des bonnes pratiques administratives, basé à Strasbourg, a déclaré qu’il clôturait l’enquête ouverte deux mois plus tôt sur les agendas européens. Un accessoire aux couleurs de l’Europe que la Commission européenne distribue chaque année à plusieurs millions de citoyens.
Avec cette initiative somme toute banale, Bruxelles s’était pourtant attiré une salve de critiques. Si les calendriers faisaient mention des célébrations hindoues, chinoises ou musulmanes, ils faisaient l’impasse totale sur les fêtes chrétiennes comme Pâques ou Noël.
Coquille creuse
Cette omission avait été interprétée par certains comme un déni d’identité. « L’Europe, ce n’est pas une coquille creuse, c’est une communauté de valeurs. […] On a honte que l’Europe des clochers ait été constitutive de notre identité européenne ? », s’était emporté le ministre des Affaires européennes, Laurent Wauquiez.
Un constat partagé par la présidente du parti chrétien démocrate, Christine Boutin, qui s’était fendue d’un post sur son blog : « La bévue n’est pas anecdotique, elle est très grave. L’Europe n’est pas née sous « X », écrivait-elle.
La Commission a depuis fait amende honorable, en rendant ses excuses publiques sur son site web. Un addendum assorti des jours fériés européens a même été adressé aux enseignants qui avaient commandé l’édition 2010-2011.
De quoi rassurer le prêtre irlandais qui avait déposé plainte auprès du médiateur en janvier dernier.